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Collège la jordanne “Il y aura encore une rentrée en 6e l’an prochain”, rassure le collectif

La présidente de la FCPE nationale a été sollicitée pour apporter le soutien de la fédération au maintien du collège de la Jordanne à Aurillac. Elle a visité l’établissement jeudi 11 septembre.

Des enseignants derrière une oancarte
Les membres du collectif des Amis du collège de la Jordanne ont accueilli des représentants nationaux de la FCPE, qui ont promis de faire remonter le dossier jusqu’au ministère de l’Éducation nationale.
© M. V.

La sonnerie retentit encore à la Jordanne en cette rentrée 2025. Et ses enseignants espèrent que ce sera le cas pour encore très longtemps, malgré le sort que le Conseil départemental lui réserve. Depuis plusieurs années maintenant, une épée de Damoclès menace le collège aurillacois mais son personnel s’y oppose fermement, et a notamment monté un collectif, baptisé Les Amis du collège de la Jordanne, histoire d’influer sur le destin de l’établissement et de défendre le projet de rénovation des lieux, notamment pour solutionner le problème d’amiante. 
Des réunions de conciliation ont déjà eu lieu avec l’instance départementale et “nous sommes toujours motivés pour maintenir ce quatrième collège à Aurillac qui accueille des enfants des quartiers sud”, affichait clairement Fabrice Taupin, enseignant de Science et Vie de la Terre (SVT), ancien parent d’élève et trésorier de l’association. Et de s’appuyer sur les résultats du brevet de l’an dernier, “parmi les meilleurs” de la ville. “Nous sommes très attachés à notre outil de travail et nous sommes là pour le rappeler.” 

Un problème de place ailleurs

Avec ses collègues enseignants, il balaie d’un revers de manche les arguments du Département pour mettre fin à l’histoire de la Jordanne : “Seule la moitié de la piste d’athlétisme est en zone inondable. Des problèmes de sécurité on été évoqués mais si c’était vraiment le cas, pourquoi le maintenir encore ouvert ? Ce serait incompréhensible !” 
Quant à la baisse démographique sur le bassin d’Aurillac, ça ne tient pas plus la route selon le collectif : “Les élus ont déjà reporté la fermeture d’une année car il y a un problème de places dans les autres  collèges aurillacois et aucun travaux n’a été engagé pour les agrandir. Bruno Faure a adressé une lettre aux Cantaliens en se félicitant de l’attractivité du département et du rebond démographique alors qu’il justifie cette fermeture justement par une baisse de la démographie... S’il veut la montrer cette attractivité, il doit faire des efforts pour la maintenir.” 
La rénovation des logements à la Dorinière, juste derrière la Jordanne, constitue un autre motif d’espoir pour Fabrice Taupin : “Plus le temps passe, plus la date de fermeture recule. Il est encore possible de la reporter. Et déjà, dès l’an prochain, il y aura encore une rentrée en 6e. Le collège n’est pas fermé !” 
Même si cette année, les chiffres affichent une baisse des effectifs : 382 élèves. “Ça s’explique, avec des inscriptions qui ont été faites ailleurs par crainte d’aller dans des établissements hors de la ville et par inquiétude concernant l’avenir de la sectorisation”, décrypte Jean-Marie Benoit, président de la FCPE 15, qui explique aussi que ces incertitudes “alimentent les collèges privés, et ça commence dès l’école primaire...”

Des classes à 22-23 élèves en 6e

Ces problématiques ont donc été exposées à Anne-Charlotte Rossi, présidente de la fédération nationale des conseils de parents d’élèves des écoles laïques. Dans le cadre d’un tour de France pour l’école publique, elle était présente avec Adeline Nedey, secrétaire générale adjointe, et le directeur général, à Aurillac jeudi 11 septembre dans l’après-midi(1), pour “apporter notre soutien au collectif, aux familles et à l’équipe éducative” et visiter la Jordanne. Et visiblement, la Nordiste a été séduite par “un collège plutôt agréable, avec des grandes salles de cours et du matériel performant. Je les jalouse, je n’ai pas ça dans mon établissement !” “Nous avons toujours d’excellentes conditions de travail, abonde Fabrice Taupin, avec 22-23 élèves par classe de 6e. Deux enseignants sont revenus travailler chez nous et notre équipe de contractuels se stabilise. Les quatre cours, les deux préaux, la verdure, sont toujours là, la rivière n’a pas bougé non plus...”
La représentante nationale a également insisté sur “la grande mixité sociale de ces enfants issus d’un milieu défavorisé. C’est leur collège de secteur et ils vont se retrouver à la rue ou dans le privé s’ils veulent rester sur Aurillac”. La FCPE a garanti d’aider l’équipe de la Jordanne, en portant notamment le dossier devant la DGesco (direction générale de l’enseignement scolaire) et un courrier au ministère de l’Éducation nationale. De son côté, le collectif promet de recontacter les élus de la majorité départementale, leur première approche étant restée lettre morte...

(1) Un représentant de l’Unsa était également présent.

 

“Il y a tellement de belles choses à faire sur cet établissement”, lâche Fabrice Taupin, qui cite en exemple la rénovation du lycée Gergovie à Clermont-Ferrand (19 000 m2). Bois et paille biosourcés, énergie positive, recours aux énergies renouvelables,… tous ces éléments permettent à l’opération d’être labellisée E4C2 label Biosourcé niveau 3 et BBCA. “Des agriculteurs de la Limagne ont fourni la paille (17 000 bottes, ndlr), c’est un beau signal vis-à-vis de ceux qui sont en quête de débouchés. Un tel projet pourrait ouvrir le département sur l’avenir.”

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