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Clôtures virtuelles : ce n'est pas de la science-fiction

Délimiter une parcelle ou un paddock en traçant sur une application un périmètre accessible aux animaux équipés de capteurs. Les clôtures virtuelles tiennent-elles leur promesse ? Éléments de réponse avec les équipes de l'Idèle qui depuis deux ans testent le procédé grandeur nature.

Le collier fonctionne comme un GPS.
Le collier fonctionne comme un GPS.
© Ciirpo

Cela paraît un peu fou d'imaginer des animaux pâturer tranquillement sans barrières, ni clôtures, ni fils, en lisière d'un bois, tout comme à proximité d'une route, sans pour autant divaguer où bon leur semble. C'est pourtant désormais possible grâce à la technologie des clôtures virtuelles.
Le principe : via une application, l'éleveur trace les limites de sa parcelle ou de son paddock. La limite est géolocalisée. Les animaux sont équipés d'un GPS (un collier avec des capteurs). En continu, un algorithme analyse toutes les quinze minutes si l'animal reste bien dans les limites de la zone déterminée au préalable. Si l'animal s'approche de la limite, une mélodie se déclenche via le capteur, s'il continue de s'éloigner, le capteur produit un stimulus électrique. Cet enchaînement mélodie plus capteur se répète trois fois. Au-delà, le capteur passe en mode GPS seul, avec une sauvegarde toutes les trente minutes, et l'éleveur reçoit un SMS d'alerte.
Depuis 2020, plusieurs fermes expérimentales du réseau Digiferme* testent ce nouveau procédé développé par la société norvégienne Nofence. Parmi elles, celle du Mourier en Haute-Vienne, spécialisée en production ovine.

 

* Les clôtures virtuelles ont été testées dans les digifermes de Derval en Loire-Atlantique (génisses laitières), des Etablières en Vendée (génisses allaitantes), du Mourier en Haute-Vienne (ovin viande) et de Saint-Hilaire en Woëvre dans la Meuse (génisses allaitantes).

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