Aller au contenu principal

Clermont-Ferrand, capitale des vins volcaniques

Le premier salon international des vins volcaniques aura lieu à Clermont-Ferrand du 30 janvier au 3 février 2020.

Les professionnels de la viticulture du Puy-de-Dôme travaillent main dans la main à l’organisation du premier salon international des vins volcaniques.
Les professionnels de la viticulture du Puy-de-Dôme travaillent main dans la main à l’organisation du premier salon international des vins volcaniques.
© FD viticole

Clermont-Ferrand accueillera début 2020, le premier salon international des vins volcaniques. Du nom de Vinora, l’évènement a pour ambition de réunir, aux pieds des volcans d’Auvergne, les vignobles cultivés à flanc de volcans. Vins de l’Oregon (USA), du Japon, de Sicile, de Santorin (Grèce), d’Italie… Ils sont seulement une dizaine par le monde dont les racines courent à travers la lave. Une liste restreinte dont font partie les Côtes d’Auvergne. Nos chers vins puydômois sont les seuls et uniques vins français à être produits sur des sols basaltiques et de pierre ponce, héritage de la naissance bouillonnante de notre territoire. Hormis cette géologie particulière, tous ces vignobles ont un autre point commun « être petits, méconnus » et pourtant « attirer de plus en plus les consommateurs à la recherche de vins de niche aux singularités marquées » explique Pierre Desprat, négociant en vin et président de l’association Vinora. À travers ce salon, vignerons coopérateurs, vignerons indépendants, entreprises de distribution et de négoces veulent ainsi attirer la lumière sur ces cuvées si particulières.

David Pélissier, vigneron indépendant à Boudes (63) et trésorier de l’association témoigne : « les consommateurs doivent enfin prendre conscience que nos vins sont issus de terroirs rares ».

Des sols et des arômes communs

« Des arômes de pierre à fusil, une minéralité très marquée, des vins tendus et pointus. » Gustativement, voilà à quoi ressemblent les vins volcaniques selon Pierre Desprat. Des arômes et des parfums typiques des sols où ils prennent vie. David Pélissier ne dira pas le contraire. « Les raisins tirent leur essence des sols. Le basalte et la pierre ponce, caractéristiques des zones volcaniques, donnent cette palette aux vins. » Des similitudes mais loin d’être semblables, les vins volcaniques se différencient bien entendu par leurs cépages, leur âge, le climat ou encore les savoirs faire des vignerons. Des qualités gustatives aujourd’hui recherchées par les consommateurs mais qui peinent à percer à travers l’imposante gamme de vin proposée au niveau mondial. Car si la saveur du vin est primordiale, la notoriété du vignoble n’en est pas moins cruciale dans ce marché très concurrentiel. « Il n’est pas commode de trouver de telles cuvées dans les restaurants » affirme le négociant auvergnat. Alors Vinora, c’est l’occasion d’apporter un coup de projecteur sur ces vignobles « ancestraux qui ont résisté malgré les aléas ». Quoi de mieux alors pour l’accueillir que de l’installer au pied de la plus grande chaîne de Volcans au monde, et qui plus est classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO ? « La profession viticole du département va porter les couleurs de cette reconnaissance » assure Pierre Desprat. Vinora n’a donc pas eu de difficulté à trouver pléthores de partenaires publics et privés(*).

Un salon semi-professionnel

Ce salon se veut promotionnel mais aussi et surtout professionnel. Une journée sera ainsi ouverte exclusivement aux producteurs, œnologues, sommeliers, cavistes… « C’est l’occasion pour nous, vignerons indépendants, de rencontrer des collègues d’autres pays travaillant sur un terroir possédant des similitudes avec le nôtre » espère David Pélissier. C’est également l’opportunité pour les professionnels d’assister à des conférences et des dégustations en présence de grands noms du vin. Vinora promet ainsi à travers une « classe numérique » la présence de John Szabo, master sommelier, journaliste et écrivain canadien, expert des terroirs volcaniques. Philippe Faure-Brac, Meilleur Somme- lier du Monde, animera quant à lui une dégustation thématique de vins volcaniques. Les trois jours suivants seront ouverts au public dans l’enceinte même de Vinidôme avec des dégustations gratuites.

 

*La Région AuRA, la ville de Clermont-Ferrand, le Conseil départemental du Puy-de-Dôme, la marque Auvergne, la Fondation Chaîne des Puys-faille de Limagne, Vulcania, le Volcan de Lemptegy, Limagrain, le Crédit Agricole, la Fédération des viticulteurs du Puy-de-Dôme, la CCI du Puy-de-Dôme et le Sommet de l’élevage.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière