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Cinq millions d’euros sur cinq ans pour préserver l’eau

Vendredi 12 avril a marqué le démarrage d’un programme d’action spécifiquement destiné à préserver les zones humides de l’Aubrac et à accompagner l’adaptation de l’élevage au changement climatique. 

La signature du contrat territorial zones humides du PNR Aubrac
La signature du contrat territorial zones humides du PNR Aubrac
© PNR Aubrac

« L’Aubrac a toujours été un territoire avec une ressource en eau de grande qualité, qui alimente en eau une bonne partie du grand sud-ouest », a introduit Guillaume Choisy, directeur de l’agence de l’eau Adour-Garonne, le jour de la signature. « Avec l’augmentation de la fréquence des périodes de fortes pluies, comme ces dernières semaines, et la multiplication de périodes de sécheresse intense depuis plusieurs années, les ruptures en eau potable, etc., on sait que cette ressource est mise à mal et que ça ne va pas aller en s’améliorant », a-t-il poursuivi. « Cela nous impose de travailler, d’investir pour gérer l’eau autrement. Les zones humides et les prairies pâturées, c’est ce qui stocke le plus d’eau, en quantité et en qualité. Sans prairies en haut, nous serons incapables d’assurer de l’eau de qualité en bas. Nous voulons avoir une approche globale. Pour préserver l’eau, il faut préserver les zones humides et préserver le pâturage, soutenir les éleveurs qui ont des pratiques favorables, remettre en place des solutions d’abreuvement des troupeaux sans avoir recours aux réseaux publics d’eau potable. C’est tout un programme d’action que le Parc a bâti avec une multitude de partenaires ».

Préserver l’eau d’abreuvement du bétail et préserver l’eau potable
Dans la continuité des actions engagées par le Parc depuis 2018, ce programme d’action réunit les chambres d’agriculture, les Safer, les conservatoires d’espaces naturels, les communautés de communes, et les syndicats mixtes d’eau potable, notamment, autour de plusieurs volets. L’amélioration de la connaissance du fonctionnement des zones humides et la restauration de 650 hectares est un axe de travail. La poursuite du soutien des éleveurs avec 2,1 millions d’euros supplémentaires pour rallonger l’enveloppe dédiée aux mesures agri-environnementales et climatiques (MAEC), et ainsi compléter l’enveloppe de la Draaf, fait aussi partie des lignes directrices du dossier. On peut aussi signaler les réflexions menées sur la sécurisation de l’accès à l’eau pour les troupeaux, dans les étables et dans les parcelles, et la réduction de tensions sur les réseaux d’eau potable publique. 
« L’eau est omniprésente sur l’Aubrac, on a trop longtemps pensé qu’elle était inépuisable. Grâce à l’agence de l’eau qui finance ce programme à 75 % et à l’ensemble des acteurs du territoire qui s’engagent avec nous, l’action du parc régional de l’Aubrac passe à une dimension supérieure », s’est réjoui Bernard Bastide, son président. « Dans un contexte de diminution du nombre d’éleveur et de bovins, les chambres d’agriculture du Massif central travaillent sur l’enjeu de la ressource en eau et le Parc apporte une vraie valeur ajoutée sur son territoire », s’est félicitée Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture de Lozère.
Les zones humides occupent plus de 5 % du territoire de l’Aubrac et constituent un patrimoine naturel majeur en raison des nombreux services qu’elles rendent : préservation de la ressource en eau et réservoir de biodiversité, notamment.

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