Aller au contenu principal

Chèvres : une production porteuse dans l’Hexagone

Le Cantal accueille à Maurs les 10 et 11 avril le congrès national de la fédération nationale des éleveurs caprins (Fnec). L’occasion d’un éclairage par Jacky Salingardes*, président de la Fnec, sur cette production dans l’ombre des bovins dans le département.

Jacky Salingardes préside la Fnec depuis bientôt 15 ans. Il a aussi régulièrement piloté l’interprofession.
Jacky Salingardes préside la Fnec depuis bientôt 15 ans. Il a aussi régulièrement piloté l’interprofession.
© VP12

Pourquoi avoir choisi de tenir votre congrès dans le Cantal, un département qui compte trois fois plus de bovins que d’habitants et bien peu de chèvres ?
Pour nous il n’y a pas de petits ou de grands départements caprins. Nous avons donné suite à la candidature de la FDSEA du Cantal parce qu’il y a ici des responsables qui s’impliquent énormément, notamment quelqu’un comme Pierre Vigier, président de la section caprine départementale.

Comment évolue la production de lait de chèvre en France ?
On recense aujourd’hui environ 6 000 élevages caprins, la plupart en Gaec pour 12 à 15 000 éleveurs avec un cheptel de près de 900 000 chèvres. Avec une particularité : c’est la seule production française à disposer quasiment autant de producteurs livreurs de lait (52 %) que de producteurs fermiers (48 %), même si ces derniers ont tendance à un peu moins se renouveler. Le plus gros bassin en termes de collecte est la Nouvelle-Aquitaine qui représente près de 55 % des volumes, devant les Pays-de-la-Loire et l’Occitanie. Nous étions jusqu’en 2018, avec un peu plus de 600 millions de litres, le premier pays producteur de lait de chèvre en Europe. Depuis, l’Espagne est passée devant. La Grèce détenant pour sa part le plus gros cheptel. Nous restons néanmoins le premier pays producteur de fromages de chèvres au monde avec 120 000 tonnes et le premier consommateur (de l’ordre de 2,5 kg par famille et par an) avec plus de 75 % des tonnages produits consommés dans l’Hexagone.

 

 

Suite de l'interview à lire dans le Réveil Lozère n°1505, du 11 avril 2019, en page 9.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière