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Dégâts
Chasse au sanglier en Corrèze : une régulation autorisée dès le 1er juin pour protéger les cultures

En période estivale, la pression des sangliers s’intensifie. La préfecture autorise la chasse anticipée pour limiter les dégâts agricoles.

sanglier dans la nature
© istock


Dans un département où l’agriculture repose largement sur l’élevage et les prairies, les dégâts causés par les sangliers deviennent un problème récurrent dès le printemps. Pour répondre à l’inquiétude des exploitants, la préfecture autorise chaque année, par arrêté, l’ouverture anticipée de la chasse au sanglier du 1er juin au 14 août, exclusivement pour protéger les cultures agricoles en période sensible.
 

Une pression constante sur les cultures


Les sangliers causent de lourds dégâts dans les champs de maïs, les prairies de fauche, les semis ou encore les cultures fourragères. À cette période de l’année, les animaux trouvent facilement refuge dans les zones boisées en périphérie des exploitations et sortent en bordure des parcelles cultivées, parfois jusqu’aux abords des bâtiments agricoles.
 

Chaque été, je perds l’équivalent de plusieurs jours de travail à cause de parcelles retournées », témoigne un agriculteur de Juillac. « La régulation anticipée est essentielle pour éviter une catastrophe en septembre ».


Une régulation strictement encadrée


Entre le 1er juin et le 14 août, les tirs de régulation sont autorisés uniquement à l’approche ou à l’affût, sur autorisation préfectorale, dans le cadre de la protection des cultures. Ces actions ne relèvent pas d’une chasse de loisir, mais bien d’une mesure de gestion des populations d’animaux causant des dommages significatifs à l’agriculture.
Il s’agit d’une demande individuelle que les agriculteurs doivent effectuer en leur nom ou pour délégation à un tiers s’ils ne sont pas détenteurs du permis de chasse. Les tirs ne sont pratiqués que pour la protection des semis, à l’affût ou à l’approche, voire en battue à titre exceptionnel.


Une nécessaire coopération agriculteurs/chasseurs


Face à la prolifération des sangliers, la coopération entre agriculteurs et chasseurs devient cruciale, notamment pour surveiller les points sensibles, poser des clôtures électriques ou signaler les premiers dégâts visibles.
Des indemnités peuvent être versées par la Fédération Départementale des Chasseurs en cas de pertes ou de ressemis, mais elles ne suffisent souvent pas à compenser l’impact économique et organisationnel sur les exploitations.
La chasse au sanglier entre juin et août, bien que spécifique et encadrée, reste un outil précieux pour limiter les dégâts agricoles en Corrèze. La régulation anticipée ne remplace pas une gestion globale de la faune sauvage, mais elle constitue une réponse pragmatique à une pression de plus en plus forte sur les cultures.

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