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Chambre d’Agriculture : Un partenariat avec la gendarmerie pour sécuriser les exploitations agricoles

A l’occasion de la dernière session, la Chambre d’agriculture, la FDSEA et les JA ont signé une convention de partenariat avec la gendarmerie de Haute-Loire.

Laurent Duplomb, Anthony Fayolle (JA), Yannick Fialip (FDSEA), le Préfet Denis Labbé et le lieutenant-Colonel patoux en pleine signature.
Laurent Duplomb, Anthony Fayolle (JA), Yannick Fialip (FDSEA), le Préfet Denis Labbé et le lieutenant-Colonel patoux en pleine signature.
© HLP

Le 28 novembre, les membres de la Chambre d’agriculture étaient réunis en session avec un ordre du jour très chargé, à l’image de l’actualité agricole du moment.
L’un des temps forts de cette session se déroulait en fin de matinée, lors de la signature de deux conventions de partenariat avec la gendarmerie.
«La délinquance est en augmentation en Haute-Loire, même si elle reste modérée comparée à d’autres départements» a expliqué le Préfet Denis Labbé. Le nombre de cambriolages augmente et les exploitations agricoles sont elles aussi concernées par ce genre d’effractions.
Pour lutter contre cette délinquance, la Chambre d’agriculture a signé une convention cadre avec la gendarmerie de Haute-Loire et l’Etat, dont l’objectif est de «faire diminuer fortement, voire éradiquer, les vols dans les exploitations» a indiqué le président de la Chambre d’agriculture, Laurent Duplomb. Une deuxième convention de partenariat intitulée «Alerte Agri 43» a été signée par la Chambre d’agriculture, la gendarmerie, la FDSEA et les JA.

Se prémunir contre les vols
Issu d’une famille d’agriculteurs, c’est avec émotion que le lieutenant-colonel Jérôme Patoux, commandant du Groupement de Gendarmerie Départementale de la Haute-Loire, a détaillé le contenu de ces conventions de partenariat : «Le premier point vise à mieux se connaître en incitant les gendarmes à aller à la rencontre des agriculteurs et en organisant des rencontres régulières. C’est aussi un moyen de développer les échanges via des alertes SMS, un système qui permet, en temps réel, de diffuser l’information lorsqu’un fait est commis et ainsi d’accroître la vigilance des acteurs sur le territoire concernés. Ces alertes SMS permettront aussi de diffuser des messages de prévention».
«Notre département a longtemps été préservé en matière de délinquance. Ici, on n’a pas pris l’habitude de se prémunir. Or, il faut éviter de faciliter la tâche aux malfaiteurs» a rappelé M. Le Préfet.
«Les agriculteurs ont la possibilité de solliciter la gendarmerie en vue de rendre la tâche des délinquants plus difficile» a ajouté le lieutenant-colonel Patoux.
Pour Yannick Fialip, président de la FDSEA : «Ces conventions sont une très bonne chose. Lorsque les agriculteurs construisent un bâtiment, partent en vacances, ou ont des réunions de famille, on constate que des vols sont commis ; en se rapprochant de la gendarmerie, des rondes pourront se mettre en place».
Laurent Duplomb a demandé aux autres syndicats agricoles de Haute-Loire de s’associer à ces conventions afin que tous les agriculteurs puissent être couverts par ce dispositif.
Au cours de cette session plusieurs sujets brûlants ont été abordés comme les zones vulnérables et le loup.

L’origine des nitrates n’est pas agricole
Concernant les zones vulnérables, Laurent Duplomb a exposé le travail accompli par la Ch. d’agriculture en parallèle des syndicats FDSEA-JA. Un laboratoire privé a été missionné pour réaliser des analyses de nitrates sur le territoire des 32 communes supplémentaires proposées au classement. Le verdict est sans équivoque : «La faible pollution constatée dans le département n’est pas d’origine agricole mais d’origine urbaine et/ou industrielle». «Revenons au bon sens paysan. De plus, on ne peut pas condamner quelqu’un pour ce dont on n’est pas coupable ! Si l’on obtient pas le retrait des 37 communes, je ne m’interdis pas de porter ce dossier devant les tribunaux» a lancé laurent Duplomb qui espère ne pas voir les 32 communes supplémentaires et les 5 premières figurer dans l’arrêté du 31 décembre 2014. Même si le ministère de l’écologie a récemment procédé à quelques marches arrières sur ce dossier, cela reste «insuffisant» pour Yannick Fialip. «On sait que l’origine des nitrates n’est pas agricole. On va donc sacrifier notre agriculture ; c’est une injustice totale pour les agriculteurs !» a indiqué Philippe Lamat, vice-président de la Chambre.
Suite à ces débats, les élus de la Ch. d’agriculture ont voté (dont 2 votes contre) une motion qui demande l’abandon de ce projet de révision des zones vulnérables pour la totalité du département et le retrait des 5 communes classées en zone vulnérable fin 2012.

Loup : on tue l’économie
Autre sujet difficile, le loup. «On est en train de tuer l’économie. On ne peut accepter ni le loup, ni les zones vulnérables» a indiqué Laurent Duplomb.
Sur ce sujet, François Duplay,  vice-président du CRPF Auvergne, représentant de la forêt privée s’est montré solidaire des agriculteurs, même si le loup n’est pas un prédateur forestier. En revanche, il a fait allusion à la dangerosité du loup  et aux éventuels risques d’attaques de l’homme dans certaines conditions en forêt...


Véronique Gruber

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