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CGA : la mise sous scellé est la dernière étape avant les dégustations

Les produits envoyés au CGA sont mis sous scellés afin de garantir leur provenance et empêcher d'éventuels échanges. Les Saint-Nectaire ont gagné la capitale ce mardi.

fromage saint nectaire AOP SIA CGA
Le CGA est un moment très attendu du SIA.
© Mélodie Comte

Le CGA (concours général agricole) des produits est un moment attendu du SIA.

Les premières dégustations démarreront samedi pour se terminer le mardi 24 février. Les exploitations et petites entreprises présentant un ou des produits ont préparé leurs échantillons il y a quelques jours. Dans la zone AOP Saint-Nectaire, la mise sous scellés et la collecte des fromages se sont déroulées ce mardi.

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CGA : un protocole élaboré

Au Gaec de l'Oiseau sur la commune de Chambon-sur-Lac, les frères Sarliève renouent avec la tradition du CGA. « Nous n'avions pas participé depuis une dizaine d'années » témoigne Thibault Sarliève. 

L'exploitation laitière propose deux produits au concours : un Saint-Nectaire fermier AOP et un yaourt brassé à la framboise. Les échantillons sont prélevés à l'aveugle dans la cave d'affinage et la chambre froide avant d'être emballés puis mis sous scellés.

Amandine Galibert, animatrice sur le territoire Artense-Cézallier-Sancy pour la Chambre d'agriculture, est à la manœuvre. « L'idée est d'anonymiser les produits avec des étiquettes sans nom. Les scellés sécurisent les échantillons pour éviter les échanges entre la collecte et le slieu du concours. »

Ce mardi 18 février, elle a répété ces mêmes gestes dans huit lieux différents. « J'ai collecté surtout des saint-nectaire mais aussi de la bière.» Le protocole imposé par le CGA est toujours le même et doit être scrupuleusement respecté.

Les Saint-Nectaire vont gagner la capitale ce même jour, départ à 18 heures pétante. « L'interprofession s'occupe de l'acheminement jusqu'à Paris, ce qui limite les frais de port » précise Thibault.

 

Une valorisation du travail accompli

En fonction des produits et des producteurs, les enjeux du CGA diffèrent. Au Gaec de l'Oiseau, ce retour au concours national représente davantage une valorisation du travail accompli qu'un besoin d'écouler les produits.

L'exploitation, en plus de son magasin à la ferme où elle accueille des visites scolaires et touristiques, a un point de vente dans la station de Super Besse. Ouvert six mois dans l'année, ce lieu touristique stratégique participe grandement à la vente. « Nous manquons systématiquement de fromages. Les ventes se portent très bien y compris sans médaille. Nous participons au CGA surtout pour valoriser le travail de nos salariés et de nos fromagers. »

Néanmoins, Thibault ne boudera pas une médaille parisienne. Au-delà du surcroît de notoriété qu'apporte le CGA, il permet aux producteurs de comparer leurs produits.

En 2024, 2 586 producteurs français avaient été distingués et 5 178 produits et vins médaillés.

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