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« C’est un projet servant le territoire »

L’abattoir de Saint-Chély-d’Apcher avait été fermé sur décision administrative en fin d’année dernière. Il doit reprendre son activité avant l’été. L’association des utilisateurs de l’abattoir est mobilisée sur ce dossier.

D’après l’association, l’abattoir de Saint-Chély-d’Apcher ne fera pas concurrence à ceux d’Antrenas et de Langogne.
D’après l’association, l’abattoir de Saint-Chély-d’Apcher ne fera pas concurrence à ceux d’Antrenas et de Langogne.
© Sandra Hartmann

Présidée par Benjamin Paran, boucher à Saint-Chély-d’Apcher, l’association des utilisateurs de l’abattoir de Saint-Chély-d’Apcher a été créée il y a un an, suite à l’alerte de Dominique Brunet, le directeur de la société d’abattage Barraban sur la santé financière de celle-ci. « Il était vraiment inquiet se souvient Benjamin Paran. Il était sur tous les fronts, n’arrivait plus à faire face et nous a donc demandé de l’aide. » L’idée de fédérer les usagers, artisans-bouchers et éleveurs a permis de cadrer les choses. À noter la présence d’une boucherie de GMS, celle d’Intermarché à Saint-Chély-d’Apcher. Douze artisans-bouchers et 25 éleveurs se sont engagés dans la relance de l’abattoir. « Un audit a été demandé, poursuit Florence Vignal, membre de l’association (ndlr : par ailleurs vice-présidente de la chambre des métiers et présidente de la confédération des bouchers charcutiers traiteurs) et bouchère à Grandrieu. Il était en cours lorsque l’abattoir a été mis en liquidation. » La fermeture administrative est intervenue en décembre, les conclusions sont arrivées après. Le rapport indique que la structure est viable, à condition d’y faire quelques aménagements. Ils sont mineurs et ne concernent pas les outils d’abattage. Propriétaire, la mairie de Saint-Chély-d’Apcher consent à une délégation de service public jusqu’à fin octobre. « Les dossiers d’agrément sont faits, assurent de concert Benjamin Paran et Florence Vignal. C’est aux services vétérinaires de se prononcer, nous avons suivi leurs conseils et travaillé avec eux, complète le président qui espère une ouverture fin avril ou début mai, « dans tous les cas, avant le début de la saison ». Rendez-vous sur miimosa.com si vous souhaitez soutenir le collectif. Lien direct : https ://lc.cx/4nCo.

La suite dans le Réveil Lozère, page 6, édition du 7 avril 2016, numéro 1354.

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