L’assemblée générale 2016 de la coopérative Celmar a eu lieu vendredi dernier à Le Grand-Bourg (23). Son président Jean-Baptiste Moreau a souligné dans son mot d’introduction que 2016 a été une année de changements pour la coopérative. Les résultats financiers se sont nettement redressés par rapport à 2015. Le chiffre d’affaires a établi un nouveau record (+11 % sur les volumes en bovins et très légère baisse chez les ovins), le nombre d’adhérents est également en hausse et la contractualisation progresse également.
Sur le fonctionnement de la coopérative, le service approvisionnement se développe grâce à la mise en place sur le site internet d’un catalogue des produits en partenariat avec Feder. Il ne s’agit pour l’instant que d’un catalogue permettant de voir les produits disponibles en magasin, mais l’achat en ligne, puis la livraison, sont prévus et ne rencontrent pour le moment que des soucis techniques. Un nouveau bâtiment est sorti de terre sur le site de Malonze et permettra d’améliorer la logistique au niveau de ce service approvisionnement.
Du côté des reproducteurs, les trois ventes de l’année ont permis de mettre en avant la qualité des reproducteurs maison. Le service a profité de l’assemblée générale pour encourager les éleveurs à mettre leurs taureaux sur le site internet.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

communication
Suivi
Suivre
logistique
Suivi
Suivre

Un plan triennal
Mais cette année 2016 a été marquée par de nombreuses attaques envers l’élevage, et Celmar a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice de la contre-attaque. « Communiquons sur ce que nous faisons, et en particulier sur ce que nous faisons bien » a introduit Jean-Baptiste Moreau. Un plan de communication a donc été décidé afin de créer une « identité Celmar » et de s’engager dans les « niches de qualité ». Lors d’un séminaire à l’automne, un diagnostic a été fait afin de déterminer les valeurs porteuses auprès des consommateurs. L’objectif est de reprendre la main sur la communication et de « parler avant que d’autres ne disent des bêtises ». Ce travail est effectué avec l’appui d’une société de communication habituée à travailler avec des groupements de producteurs d’autres filières, et qui dispose donc déjà de méthodes et d’outils qui ont fait leurs preuves. Son dirigeant, Frédéric Delesque, l’affirme : « Vous, éleveurs limousins, vous avez des atouts dont vous ne vous rendez parfois pas compte ». En effet, la viande limousine bénéficie d’une image de qualité importante auprès des consommateurs et les labels sont déjà bien implantés dans les élevages, il ne reste plus qu’à mettre en valeur l’investissement quotidien des éleveurs en développant des actions de communication. Ces actions vont se dérouler sur trois ans. Pour l’heure, un nouveau logo a déjà été dévoilé et tout une identité visuelle se met en place. Cette opération va demander un peu d’investissement aux adhérents, mais nombreux sont ceux repartis conquis et prêts à s’investir.

À l’occasion de Made in Viande, la Celmar et ses partenaires ouvrent les portes de l’abattoir de Montmorillon (visites sur réservations auprès de Nadège Couvrat au 05 49 91 03 36) et du Gaec du Marronier à Lathus-Saint-Remy (86) le samedi 20 mai.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires