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Ce qui va changer en 2016 : un peu plus cher pour être un peu plus vert

Interdiction des sacs en plastique à usage unique, mutuelle d’entreprise obligatoire, augmentation des carburants... La nouvelle année apporte son lot de bonnes et mauvaises surprises.

Rarement le prix des carburants aura été aussi bas qu’à la fin de l’année 2015, mais ils remontent dès cette année et plus rapidement encore sur le diesel, davantage taxé.
Rarement le prix des carburants aura été aussi bas qu’à la fin de l’année 2015, mais ils remontent dès cette année et plus rapidement encore sur le diesel, davantage taxé.
© BP

Chaque année réserve son lot de surprises. Plus rarement bonnes que mauvaises... en particulier pour le porte-monnaie, avec les budgets des entreprises aussi affectés que ceux des particuliers. Comme chaque année, le salaire minimum de référence augmente (voir l’encadré en bas de page). En revanche, il est à souligner une petite baisse du taux des prélèvements obligatoires qui passera de 44,6 % du PIB à 44,5 % entre 2015 et 2016. Sauf chez les autoentrepreneurs, où les cotisations sociales augmentent. À noter la généralisation progressive de la déclaration sociale nominative (DSN) en 2016. Elle remplacera l’ensemble des déclarations sociales adressées par les employeurs aux organismes de protection sociale. Des employeurs qui doivent tous désormais faire profiter leurs salariés d’une couverture santé complémentaire : la mutuelle collective devient obligatoire(1) et les employeurs devront en régler au moins 50 %.

Ça roule ! Mais plus cher...

Si ces nouvelles mesures peuvent profiter aux salariés et donc aux ménages, ceux-ci risquent toutefois de vite déchanter à l’annonce de quelques nouveaux tarifs promis pour la nouvelle année. C’est sur le carburant qu’on notera le plus de changements. Les taxes sur le gazole augmentent au total de 3,5 centimes d’euros et de 2 centimes pour le sans plomb 95, réduisant progressivement l’écart de prix entre diesel et essence (d’ailleurs, pour l’achat d’un véhicule essence ou électrique, les propriétaires d’un “vieux diesel” d’au moins dix ans sont éligibles à une prime de conversion). Ces hausses de taxes sont certes compensées par un prix du baril très bas, mais jusqu’à quand ? L’électrique est également encouragé par l’obligation depuis le 1er janvier de disposer de bornes de rechargement pour les bâtiments industriels dont un permis de construire sera déposé. Enfin, c’est le retour de la “pastille verte”, avec un nouveau dispositif d’identification des véhicules les moins polluants repérés par un sticker de couleur intitulé Crit’air. Quant aux motards, pour leur sécurité, ils devront disposer - comme les automobilistes - du gilet fluo. Sinon... c’est l’amende (11 euros s’il n’est pas à bord, 135 euros s’il n’est pas porté en cas d’urgence).

Matériaux biodégradables

Les sacs plastique de caisse à usage unique seront interdits. Initialement prévue au 1er janvier, la publication du décret est reportée en mars. Pour les sacs destinés aux fruits et légumes, mais aussi à l’envoi de la presse (comme L’Union à ses abonnés), la date butoir est fixée au 1er janvier 2017. Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, il y aura obligation de remplacer la matière non-dégradable par des matériaux d’origine végétale (amidon de maïs, etc.). En 2020, ce sera au tour de la vaisselle jetable en plastique (gobelets, verres et assiettes jetables) d’être interdits...  Comme d’habitude, un repère quasi inamovible : la hausse du prix du timbre poste. Les tarifs augmentent de 3,6 % en moyenne. Pour les particuliers, le prix du timbre de la lettre prioritaire passera de 0,76 € à 0,80 € et celui de la “lettre verte” (couleur de l’année ?) de 0,68 € à 0,70 €... Dès maintenant, dans l’hôtellerie, le prix définitif à payer doit apparaître à chaque moment de la réservation en ligne. Les professionnels du tourisme devront aussi afficher le prix des prestations facultatives comme le petit-déjeuner et les taxes (taxe de séjour par exemple). Les professionnels bénéficient d’un délai pour l’affichage à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements qui devra être rendu lisible avant le 1er juin 2016.

Fin de la “taxe tampon”

Machine arrière sur la TVA qui frappe les protections hygiéniques féminines qui va repasser de 20 % à 5,5 %. Une nouvelle pas si anecdotique que ça, puisque le coût pour l’État sera de... 55 millions d’euros par an. Les associations féministes ont averti qu’elles veilleraient à ce que la baisse soit bien répercutée sur les prix. Dernier chapitre : n’oublions pas qu’une nouvelle chaîne d’information voit le jour sur la Télévision numérique terrestre (TNT) : LCI deviendra la 26e chaîne gratuite au début de l’année. La chaîne du groupe TF1 a promis de se démarquer de ses concurrents BFMTV, i-Télé ou encore de la future chaîne d’information du service public, en proposant davantage de magazines et des sujets plus légers. On risque d’en avoir besoin.

(1) L’impôt sur le revenu est réduit pour les ménages modestes, mais la mutuelle reconnue comme un avantage en nature est imposable. D’autre part, le paiement des impôts par Internet va s’accélérer, tous les foyers devant être passés à ce système d’ici 2019.

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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