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Cartographie de l'emploi agricole en Auvergne Rhône Alpes

Chaque année, la FNSEA conduit par le biais de son réseau de FDSEA près de 7 000 enquêtes sur l'emploi et la formation en agriculture dont 750 en Auvergne Rhône-Alpes.

Groupe de personnes suivant une formation dans un vignoble par un temps ensoleillé
64 % des employeurs de la région ont été confrontés à des difficultés de recrutement de travailleurs saisonniers.
© Xavier Delbecque

Alors que le secteur agricole traverse de profondes mutations, qu’il s’agisse des méthodes de production, de la transition écologique ou de la difficulté à attirer de nouveaux talents, qui mieux que les agriculteurs employeurs de main-d’œuvre sont en capacité d'identifier leurs besoins et priorités. C'est la raison pour laquelle, chaque année, la FNSEA mène l'enquête auprès de ses adhérents de façon anonyme. « Ces enquêtes nous aident à répondre aux problématiques actuelles rencontrées par les exploitants agricoles. Les questions du recrutement, des prestations de service, des conditions de travail, du travail saisonnier, de la stratégie RH et des profils spécifiques de salariés agricoles sont traitées », indique Arthur Hibert, responsable de l'observatoire des affaires sociales à la FNSEA. 

Le nombre d’agriculteurs interrogés (la plupart du temps des employeurs) oscille entre 6 000 et 7 000. Ces enquêtes respectent un échantillonnage par filière, taille d’entreprise et département basé sur les données MSA afin de garantir leur validité.

Lire aussi -> Recruter les futurs talents de la Gen Z

 

L'emploi agricole en Auvergne-Rhône-Alpes

En Auvergne Rhône-Alpes en 2023 :

  •  745 employeurs ont été interrogés sur un total de 12 801 selon les chiffres de la MSA, soit une moyenne de 64 par département ;
  • Ces exploitations emploient 2 331 ETP soit 3,1 ETP en moyenne par exploitation ;
  • En comparaison aux chiffres nationaux, Auvergne Rhône Alpes se distingue par une part plus importante de salariés de 25 ans et moins (64 %) et de salariés étrangers hors UE (21 %) ;
  • À l’inverse, les salariés de plus de 55 ans et plus et salariés familiaux sont moins présents (34 %). 

42 % des entreprises agricoles d'Auvergne Rhône-Alpes emploient des salariés non issus du milieu agricole.

Derrière ces chiffres factuels, se trame un profond désarroi des agriculteurs, en difficulté pour trouver et fidéliser des salariés. « Beaucoup d'offres en élevage notamment ne sont pas pourvues. Des gens en reconversion, très volontaires au départ, se heurtent à la réalité des métiers avec leurs contraintes physiques et d'astreinte et malheureusement ne restent pas en poste », témoigne Sandrine Cheramy-Perben, chargée de mission emploi formation dans le Rhône. Parmi les 135 enquêtes remontées dans ce seul département, la plupart des répondants témoignent d'un réel besoin d'accompagnement. 

Lire aussi -> Les campagnes et leurs nouveaux atouts

 

Former et fidéliser les salariés

À l'échelle régionale, 26 % des employeurs ont mis en place une stratégie RH, tandis que 71 % expriment au moins un besoin d'accompagnement sur ces sujets. 

Des efforts sont à consentir sur ce volet avec des exigences réciproques côté employeurs et salariés », estime la chargée de mission. 

Près de la moitié des agriculteurs enquêtés dans la région ont mis en place des moyens spécifiques pour fidéliser leurs salariés. Il peut s'agir d'amélioration de leurs conditions de travail, de formations, de transformation de CDD en CDI, d'épargne salariale, ou encore d'association aux décisions techniques.

Lire aussi -> Renouvellement : "OÉ!", le premier forum dédié à l'installation en élevage

 

Externaliser le recrutement

Au quotidien, l’entreprise agricole est souvent confrontée à des impasses : de nombreux salariés étrangers qui postulent mais qui n'ont pas de papiers, et des personnes en insertion souvent volontaires mais qui faute de mobilité déclinent les offres d'emploi

Faute de pouvoir embaucher en direct 30 % des entreprises agricoles de la région emploient des salariés externes, via un groupement d'employeurs (45 %), le service de remplacement (31 %), les Cuma (13 %), des Eta (12 %).

Lire aussi -> Qu'est ce qui continue à faire le succès des Cuma ?

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