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Ça monte, ça monte...

La conjoncture florissante des marchés français et européens analysée par la section bovine de la FDSEA.

Les responsables syndicaux invitent les éleveurs à rester fermes dans les négociations sur le prix de leurs animaux.
Les responsables syndicaux invitent les éleveurs à rester fermes dans les négociations sur le prix de leurs animaux.
© P.Olivieri

Le JB (jeune bovin) français à 3,90 € le kilo vif pour les catégories R+-U-, la vache R à 3,90 € également, des génisses viande de qualité qui dépassent les 4 €, des broutards salers à 2,32 € et des croisés à 2,74 €(Sources : cotations nationales FranceAgriMer). Qui aurait parié il y a un an seulement sur cette envolée des cours sur l’ensemble des marchés de la viande ? Pour la section bovine de la FDSEA du Cantal et son président, Bruno Dufayet, c’est en tout cas un juste retour des choses : “Aujourd’hui, on se félicite de l’augmentation régulière des cours de la viande bovine dans toutes les catégories, que ce soit pour les animaux finis ou sur le maigre. Ça conforte justement la stratégie export poussée et conduite par la Fédération nationale bovine”. Stratégie pourtant décriée par certains il y a quelques semaines encore. “Le principal abatteur français a réussi à faire baisser le prix du JB de 30 centimes d’euro fin mars suite à des difficultés momentanées sur l’export de ces animaux alors qu’il n’y avait aucune raison valable liée à l’activité des marchés”, reproche Bruno Dufayet. Une tentative pour mettre un coup d’arrêt à la dynamique enclenchée à l’été dernier qui n’a eu qu’un effet provisoire même si à ce jour les cours du JB n’ont pas regagné la hausse perdue alors.

Et ça va continuer

 

Mais pour la FDSEA, ce n’est que partie remise au vu des projections formulées par nombre d’experts : la Rabobank a ainsi annoncé des perspectives rapides à 4 euros pour la vache R et du côté de Modène en Italie, on anticipe déjà une forte hausse dans les mois à venir, hausse qui pourrait atteindre 20 % d’ici septembre pour le JB (actuellement à 4,26 €). Un effet tâche d’huile qui pour Bruno Dufayet ne doit rien au hasard : “La stratégie française d’exportation permet aujourd’hui de tirer vers le haut tout le marché européen, se félicite-t-il. Avant de renouveler un message en direction des éleveurs cantaliens : “Nous leur rappelons tout l’intérêt de rester fermes et ambitieux dans la négociation de leurs animaux et d’anticiper dans leur cours de ferme les augmentations futures des prix”.

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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