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Bruxelles tente de rassurer à la veille de la publication de ses stratégies « agricoles »

Consciente des réticences que peuvent susciter ses propositions, la Commission européenne tente de déminer le terrain auprès du secteur agricole alors qu’elle présentera le 20 mai ses stratégies « de la fourche à la fourchette » et « biodiversité à l’horizon 2030 » qui visent particulièrement l’agriculture.

La Commission européenne tente de déminer le terrain auprès du secteur agricole alors qu’elle présentera le 20 mai ses stratégies « de la fourche à la fourchette » et « biodiversité à l’horizon 2030 ».
La Commission européenne tente de déminer le terrain auprès du secteur agricole alors qu’elle présentera le 20 mai ses stratégies « de la fourche à la fourchette » et « biodiversité à l’horizon 2030 ».
© François d’Alteroche

Ces stratégies ne seront pas menées « contre » mais « avec » les agriculteurs, promettent les deux commissaires en charge de ces dossiers Stella Kyriakides (Sûreté alimentaire) et Virginijus Sinkevicius (Environnement). Les objectifs les plus attendus, ceux concernant la réduction des risques et des volumes de l’utilisation des produits phytosanitaires ou la diminution du recours aux antibiotiques, restaient à fixer à quelques jours de l’adoption de ces propositions.
L’agriculture est un des principaux – si ce n’est le principal – secteurs économiques visés par les stratégies « de la fourche à la fourchette » et « biodiversité 2030 » que lancera la Commission européenne le 20 mai. Refusant de reporter la présentation de ces deux pièces maîtresses de son Green deal, malgré la pandémie de coronavirus, Bruxelles tente déjà de rassurer les agriculteurs sur le bien-fondé de ces propositions qui devraient notamment fixer des objectifs de réduction de l’usage des produits phytosanitaires, des engrais ou encore des antibiotiques. À quelques jours de l’adoption de ces stratégies, les deux commissaires qui en ont la charge – Stella Kyriakides et Virginijus Sinkevicius – sont venus délivrer la bonne parole de la Commission européenne auprès des parlementaires européens, leur assurant que la transition proposée – « rendue d’autant plus nécessaire par la pandémie » – était une « opportunité » pour la compétitivité agricole de l’UE. Mais certains en doutent. Pour l’eurodéputé autrichien Alexander Bernhuber (chrétien-démocrate), par exemple, le projet de Bruxelles se concentre de façon disproportionnée sur l’agriculture et ne contient aucune approche pour la mise à contribution des villes et des citoyens.

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