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Brunes et montbéliardes sur le podium

La rédaction du Réveil Lozère s'est attachée à interroger le trio de tête des éleveurs de chaque race présente au trophée Technilait : Prim'Holstein, Montbéliardes, Brunes, Abondances et Tarentaises, et Simmental. Il manquait deux primés : l'un en Brunes, l'autre en Montbéliarde.

La rédaction du Réveil Lozère s'est attachée à interroger le trio de tête des éleveurs de chaque race présente au trophée Technilait : Prim'Holstein, Montbéliardes, Brunes, Abondances et Tarentaises, et Simmental. Il manquait deux primés : l'un en Brunes, l'autre en Montbéliarde.
La rédaction du Réveil Lozère s'est attachée à interroger le trio de tête des éleveurs de chaque race présente au trophée Technilait : Prim'Holstein, Montbéliardes, Brunes, Abondances et Tarentaises, et Simmental. Il manquait deux primés : l'un en Brunes, l'autre en Montbéliarde.
© Eddie Capelle/Illustration

Nicolas Mallet est exploitant individuel en montbéliardes, installé depuis 2006, et gère un troupeau de 55 mères à la Recouse (commune d'Arzenc-de-Randon), il livre son lait à Lactalis. L'an dernier, déjà, il était sorti du classement au trophée, une « fierté à chaque fois ».
Ayant repris la suite de sa maman, Nicolas Mallet a toujours connu des montbéliardes sur l'exploitation. « C'est une race qui s'adapte bien à notre département, je trouve », note-t-il, « et il est possible de bien valoriser les veaux en croisement ».
Depuis quelques années, Nicolas Mallet, en lien avec son technicien de la chambre d'agriculture Laurent Bonnefoy, travaille sur l'autonomie fourragère. « Je ne suis pas encore autonome, mais j'essaye de m'en rapprocher, et c'est mon objectif pour les années à venir ». Si l'autonomie fourragère a pris une telle importance dans les plans de l'agriculteur, c'est pour, dit-il « maîtriser ce que l'on récolte. En production laitière, avoir des fourrages de qualité, c'est essentiel ». En lien avec la qualité des fourrages, Nicolas Mallet a aussi acheté, il y a un an, une mélangeuse, pour donner une ration plus équilibrée à son troupeau. « Cela aide au niveau des taux, et des problèmes d'acidose, entre autres », note l'agriculteur. Même si la question d'un manque de surfaces mécanisables freine l'agriculteur dans son but.
« Vu qu'il achetait beaucoup de fourrage et qu'il est dépendant du prix de sa laiterie, son revenu se comprime facilement et sa marge se réduit au moindre sursaut des marchés », pointe Laurent Bonnefoy. Des contraintes qui ont poussé l'agriculteur à sauter le pas, et à défricher nombre de ses parcelles pour pouvoir ensuite les utiliser en totalité.
Passionné de génétique, la question de la sélection revêt une grande importance pour Nicolas Mallet. Une question sur laquelle Laurent Bonnefoy, son technicien chambre, l'épaule.
L'autonomie occupe aussi beaucoup le Gaec des Boulaines, où les associés, Sébastien Durand et Virginie Durand, sa femme, se sont aussi penchés, avec leur troupeau composé de brunes en majorité et de montbéliardes. Une exploitation qu'ils conduisent en bio depuis 2016, pour une première livraison de lait bio en 2018. Virginie Durand s'est installée en 2006, en hors-cadre familial. « Nous comptons garder ce troupeau mixte », pointe Virginie Durand, « notamment parce que les deux troupeaux nous apportent un équilibre. Nous avons pas mal de demandes en génisses et veaux montbéliardes ».
L'autre question qui occupe les agriculteurs, en lien avec leurs techniciens chambre Adrien Cuminal et Florian Moulin pour la partie biologique, « c'est la qualité du lait, en travaillant aussi sur les taux protéiques ». L'un des aspects qui permet cette qualité est la maîtrise de la ration : « notre ration, c'est de la cuisine », s'amuse Virginie Durand, car elle est composée de pâtes alimentaires, de foin de luzerne, d'ensilage d'herbe et de maïs en période hivernale, de tourteau de lin, etc. Quant à la partie fourrage, l'exploitation arrive « depuis peu de temps », à l'autonomie.
Le plus gros du travail au sein du Gaec porte sur l'alimentaire : « ils travaillent beaucoup sur les cultures », note Adrien Cuminal. Le but est aussi, pour l'exploitation, d'arriver à faire baisser les charges en alimentation, « l'autonomie, c'est un moyen de limiter l'achat, et d'avoir une ration homogène et haute en valeur », explique le technicien.

Rédaction Réussir

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