Aller au contenu principal

Brioude : Un atelier de découpe de viande pour les particuliers, à l’abattoir de Brioude

L’abattoir de la communauté de communes du brivadois pratique la découpe et la transformation de viande à façon. L’atelier, récemment agrandi, traite 250 tonnes de viande.

L’atelier de découpe de l’abattoir intercommunal de Brioude traite 250 tonnes de viande par an (chiffres au 15 décembre 2014).
L’atelier de découpe de l’abattoir intercommunal de Brioude traite 250 tonnes de viande par an (chiffres au 15 décembre 2014).
© HLP

En 2008, l’abattoir municipal de la ville de Brioude est en difficulté financière. La communauté de communes reprend alors cet outil désormais exploité par la SEAB (Société d’Exploitation des Abattoirs de Brioude), par délégation de service public.

En vue de rentabiliser l’abattoir, outre un certain nombre de mesures visant à rendre l’outil plus efficace, la décision a été prise de proposer une nouvelle prestation de services : la découpe à façon.

 

De 30 à 150m2 pour la découpe

Préalablement installé dans une pièce de 30 m2 (avec quai d’expédition) spécialement aménagée et agréée par les services vétérinaires, l’atelier de découpe s’est récemment installé dans des locaux plus spacieux de manière à pouvoir augmenter les tonnages de viandes traités. Depuis avril 2014, l’atelier bénéficie d’une surface de 150 m2 avec un quai d’expédition. Les animaux sont abattus au sein de l’abattoir communautaire et les viandes sont ensuite découpées à façon par des bouchers et peuvent être transformées en steaks hachés, en saucisses, en pâtés, tripes cuites... La découpe se fait soit en frais soit sous vide (les morceaux de viande sont conditionnés individuellement et mis en sachets prêts à consommer ou à congeler).

«La viande est ensuite conditionnée en colis (de 5 jusqu’à 12kg) en fonction de la demande des clients» explique le directeur de la SEAB, René Riol.


Des tonnages en progression
Depuis son ouverture, les tonnages de l’atelier de découpe ont beaucoup évolué : de 110 tonnes de viandes découpées en 2009, l’atelier est passé à 244 tonnes fin 2013 et à 250 tonnes au 15 décembre 2014.
Agréé multi-espèces (bovins, porcins, veaux, ovins et caprins), l’atelier permet aux particuliers et notamment aux agriculteurs qui pratiquent la vente directe, de faire découper et transformer leur viande. Sur les 250 tonnes de viandes traitées en salle de découpe, 50% sont travaillés pour des agriculteurs (150 par an environ originaires du Puy-de-Dôme, du Cantal et un peu de

Haute-Loire), 30% pour des bouchers (qui ont du mal à tout traiter chez eux) et les 20% restants sont destinés à la société Biovie Auvergne (société qui commercialise de la viande biologique auprès des boucheries et des collectivités).


Agréé en «conventionnel» et en «biologique»
L’atelier de découpe est agréé pour de la viande issue d’une agriculture conventionnelle et d’une agriculture biologique. Au sein de l’atelier, des heures spécifiques sont dédiées à ces deux types de produits. «Tous les produits utilisés pour la préparation des viandes (épices...) sont issus de l’agriculture biologique» indique René Riol.

L’abattoir de Brioude et l’atelier de découpe disposent depuis peu d’un site internet (abattoir- brioude.com) qui permet d’obtenir tous les renseignements utiles à la clientèle (tarifs de découpe, fiche de travail).

Si l’atelier de découpe traite à ce jour 250 T de viande, son potentiel s’élève à 500 T. Or l’objectif de la SEAB est bien de développer l’outil en augmentant les tonnages. «A partir de 350 T, nous serons obligés d’introduire davantage de mécanisation afin d’éviter la pénibilité. Mais nous aurons toujours besoin de l’expérience des bouchers et du travail de leurs mains» ajoute-t-il.

VÉRONIQUE GRUBER


Les plus lus

Les responsables professionnels et syndicaux de la filière porcine ont expliqué à la presse les dimensions réelles du projet.
Un soutien professionnel sans faille au projet de porcherie à Royère-de-Vassivière

Sur invitation de la FDSEA et des JA de la Creuse, une conférence de presse a eu lieu sur l’exploitation du Gaec du Villard.…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Les Rencontres à tables arrivent en Haute-Loire. Les Ja et la FDSEA vous proposent deux rendez-vous estivaux : les dimanches 28 juin et 26 juillet.
"Les Rencontres à Table" arrivent en Haute-Loire : une journée à la ferme autour de la viande locale, les dimanches 28 juin et 26 juillet

Deux exploitations agricoles de Haute-Loire ouvrent leurs portes pour une journée festive autour de la production bovine et de…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Loïc Richard, éleveur caprin sur la commune d'Olby, dans le Puy-de-Dôme.
À Olby, Loïc Richard transforme son lait de chèvre et valorise ses chevreaux en vente directe

Loïc Richard est éleveur de chèvres sur la commune d’Olby, dans le Puy-de-Dôme. Installé depuis 2020, il débute en production…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière