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Boxe thaï : le Cantalien Maxime Bailly champion de France

Le Cantalien Maxime Bailly a décroché la ceinture de champion de France de boxe thaï le 11 février dernier à Paris. Ce jour-là, il n’y avait pas de place pour la défaite. 

Podium boxe thaï
Maxime Bailly s’est donné les moyens de ramener cette ceinture tricolore. Le début d’une nouvelle aventure.
© DR

C’est un cap, mais pas une fin en soi. Une étape importante dans une carrière qui promet de mener loin à la condition de bien gérer. Le 11 février dernier, Maxime Bailly était sacré champion de France de boxe thaï en catégorie amateurs A (semi-professionnels) en 67 kg. Déclaré vainqueur aux points, sa compagne Sabrina est en pleurs, Éric Bailly, son père, également. Ce sont ses plus fidèles soutiens. Mais, sur le ring, celui qui lève les bras à l’annonce de son nom, de sa victoire face au Havrais Léo Duchemin, a du mal à réaliser. “Il m’a fallu du temps”, avoue-t-il quelques jours après, de retour chez lui à Rezentières. La conquête du titre a été belle face à un adversaire qui, la veille, en quart et en demi-finale avait cloué la concurrence par KO avant le temps réglementaire à chaque fois. Maxime, lui, avait dû aller jusqu’au bout des neuf minutes de combat pour gagner aux points face à des boxeurs expérimentés. Vingt-et-une minutes d’engagement total pour être 
sacré : une éternité ! 
D’autant que depuis la veille, Maxime souffrait d’une contusion à la cuisse et d’une blessure à 
l’arcade droite, témoins de l’âpreté des coups. Il arrive à gérer la récupération, les blessures, la nourriture, le stress et les émotions. Une victoire dans la victoire.  “Je m’étais préparé pour ce championnat, explique-t-il. J’étais prêt à aller jusqu’au bout et mon coach, Marc Fernandes, ne m’a pas lâché. Je lui suis reconnaissant pour cela(1).” Depuis deux mois, le jeune homme de 24 ans, originaire de Laveissière, s’entraînait minutieusement dans son nouveau club le MT Ban d’Orcet, en banlieue de Clermont-Ferrand.   

Deux mois à fond

Avant ce championnat de France, Maxime Bailly s’était soumis à un entraînement intense, sans concession pour être prêt physiquement, mentalement et perdre les kilos superflus. Tous les matins, il part de chez lui à 5 heures pour rejoindre Orcet et un premier entraînement orienté sur la préparation physique. Ensuite, retour pour la journée de travail comme agent d’entretien dans un établissement d’accueil de jeunes en difficulté à Saint-Flour. En fin de journée, il faut retourner au club pour un deuxième entraînement technique. Les journées s’achevant vers 23 heures. 
“Je remercie ma compagne de sa patience et de me suivre dans cette histoire, avoue Maxime. Il y a des heures de travail et des kilomètres mais je ne voulais aucun regret. Le résultat est le titre national avec des ouvertures pour d’autres choses, une montée dans l’élite quand je me sentirai prêt, et peut-être une place en équipe de France pour aller en championnat d’Europe.” Après deux semaines de repos total, il est temps de retrouver la salle de boxe.  

La boxe thaï : “un déclic”

Pour Maxime, il est loin le souvenir  de l’adolescent qui doutait de lui, un peu rondouillard et en quête d’un sport pour s’épanouir et enfin devenir le premier. “J’étais mal dans ma peau, le foot n’a pas marché, le ski non plus, j’étais  toujours en décalage par rapport aux autres”, confie-t-il aujourd’hui, reconnaissant d’être devenu un autre homme grâce à la boxe. “Les jeunes viennent me voir surtout au travail où je côtoie des enfants en difficulté sociale. Je peux leur expliquer qu’en partant de rien, j’y suis arrivé, et qu’ils peuvent en faire autant avec du travail et de la confiance.” 
Un sport le tente : la boxe, qu’il regarde à la télé. Boxe anglaise ou boxe thaï “pour se défendre”. À l’âge de 15 ans, Éric, son père, l’amène au club de boxe thaï de Vic-sur-Cère. C’est le déclic ! “J’ai tout de suite eu le coup de foudre”, affirme Maxime. Et j’ai trouvé un esprit de famille dans le club et un entraîneur très présent qui m’a poussé pour tirer le meilleur.” Rapidement à l’aise, le nouveau licencié perd 13 kg, enchaîne les entraînements trois fois par semaine notamment avec Thierry Avon, lui aussi futur champion de France, les footings, la musculation durant trois ans où faute de permis de conduire, son père assure les déplacements depuis Laveissière. “Maxime est quelqu’-un de super déterminé, un acharné de boulot et ça a payé”, confie Jean-Claude Battut, son premier entraîneur. Arrive le temps de la compétition. “Je pouvais le faire et  je pouvais m’en donner les moyens pour surmonter les doutes, le stress.” 
Le premier combat s’achève par une victoire. De quoi être mis en confiance. Le second est une défaite tout autant riche d’enseignements. Maxime découvre alors qu’il aime la gagne et pour cela qu’il faut s’en donner les moyens. Toujours plus !
Aujourd’hui capé d’un titre national, les jeunes de l’institut sanflorain viennent le rencontrer avec admiration. Et Maxime de leur expliquer que : “Quand on veut, on peut.”    

(1) Ce week-end-là, le club a ramené de Paris trois ceintures de champion France.

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