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Bovin viande : cinq scénarios pour l’avenir de la filière

À quoi ressemblera la filière française de viande bovine en 2040 ? Pour répondre à cette question FranceAgriMer, à la demande d’Interbev, a conduit un travail prospectif et a ainsi présenté, fin 2018, cinq scénarios prenant en compte le contexte actuel.

© Sophie Chatenet

À la demande d’Interbev, la Mission prospective de FranceAgriMer a mené pendant 20 mois un travail de prospection afin de déterminer quel pourrait être l’avenir de la filière viande bovine à l’horizon 2040. Fin 2018, un rapport a été publié, il présente cinq scénarios qui prennent en compte les inquiétudes liées au changement climatique, la politique et orientations de la distribution, l’évolution des systèmes de production, les impacts des accords commerciaux, la pression sociétale sur le bien-être animal et enfin la modification des comportements alimentaire. Le premier scénario prévoit un repli national dans le cadre d’une crise globale, tant économique qu’énergétique. Dans cette optique, la consommation mondiale de viande bovine diminue au profit des protéines végétales, plus compétitives. Pour ne pas attenter au pouvoir d’achat du citoyen-consommateur la réglementation n’est pas durcie car la société accepte le système en place. Le changement climatique favorisant l’émergence de nouvelles maladies bovines, des crises sanitaires apparaissent et les acheteurs français se tournent principalement vers l’offre nationale pour fournir un marché hexagonal en contraction. De son côté, le marché de l’Union européenne se contracte également affectant ainsi les exportations françaises. Dans un premier temps, l’élevage bovin s’intensifie dans les zones riches en sous-produits alimentaires et la pollution augmente. Des voix s’élèvent donc contre ce système d’élevage et la filière se tourne alors vers un modèle plus extensif et qualitatif.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1493, du 17 janvier, en page 8.

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