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Bovin
Blocus des cotations : les éleveurs mobilisés

Les éleveurs du Limousin se sont mobilisés lundi 28 juin pour bloquer les cotations bovines « entrée abattoir ». Une délégation syndicale s'est rendue à la Draaf pour demander la suspension des cotations.

François Projetti, directeur régional de l’agriculture (chemise noire), en discussion avec Pascal Lerousseau (face à lui), responsable régional de la section bovine, accompagné notamment de Jean-Philippe Viollet (2e à gauche), président de la FRSEA Limousin et de Joseph Mousset (1er à droite), président de la FDSEA de la Haute-Vienne.
François Projetti, directeur régional de l’agriculture (chemise noire), en discussion avec Pascal Lerousseau (face à lui), responsable régional de la section bovine, accompagné notamment de Jean-Philippe Viollet (2e à gauche), président de la FRSEA Limousin et de Joseph Mousset (1er à droite), président de la FDSEA de la Haute-Vienne.
© D.R.

La baisse constante des cotations bovines, alors même que l'offre est relativement faible, suscite incompréhension et indignation parmi les éleveurs. En réaction, la Fédération nationale bovine (FNB) a appelé au blocage des cotations pour dénoncer l'iniquité du système qui met en péril nombre d'éleveurs déjà fragilisés. En Limousin, les représentants des éleveurs se sont mobilisés et se sont rendus, lundi 28 juin à la commission des cotations à la Direction régionale de l’agriculture (Draaf) pour demander que la transmission des cotations au niveau national soit suspendue.

 

« Si les cotations continuent à être inférieures à nos coûts de production, nous courrons à la faillite ! », a indiqué Pascal Lerousseau, représentant de la FNB en Creuse et responsable de la section bovine de la FRSEA à François Projetti, directeur régional de la Draaf. Alerté par les éleveurs la semaine passée sur la situation, celui-ci a indiqué avoir entendu la demande des éleveurs mais a par ailleurs précisé que le champ d'action de la Draaf à ce sujet n'était que très limité. Les représentants des éleveurs présents ont attiré l'attention du Draaf sur le fait que les cotations ne devaient pas remonter à Paris cette semaine faute de quoi une action syndicale de plus grande envergure serait organisée prochainement. En effet, la demande de suspension faite la semaine passée n'avait pas été suivie. « Aujourd'hui, l'offre de bovins finis baisse et les cotations sont en chute libre. Il n'y a aucune logique ! », a souligné Pascal Lerousseau.

 

Loin de pénaliser les éleveurs qui peuvent continuer à vendre leurs animaux selon les cotations des semaines passées, l'action vise à attirer l'attention de tous les acteurs de la filière sur une situation qui ne peut plus perdurer, les cotations ne reflétant pas la réalité du marché.

Crise viande bovine : Les cotations entrée-abattoir suspendues à la demande de la FNB

 

La Fédération nationale bovine a appelé les représentants des éleveurs dans les commissions régionales des cotations entrée-abattoir à une action de suspension des cotations pour exprimer le ras-le-bol et l'incompréhension des éleveurs face à la baisse des cours. En conséquence, la Commission de cotations entrée-abattoir de Limoges qui s'est tenue le 28 juin 2010 n'a pas côté. La dégradation des cours, qui ne cesse de s'amplifier, ne se justifie pas au regard de la situation du marché, selon les analyses de la FNB. Ces cotations ne peuvent refléter actuellement la réalité du marché. La FNB demande d'ailleurs une révision du dispositif de ces commissions de cotations par FranceAgriMer. Il ne peut être, dans ces conditions, question pour les représentants des éleveurs, de laisser valider des baisses des cotations, compte tenu du rôle déterminant qu'elles jouent comme indicateur économique pour l'ensemble de la filière.

 

La FNB entend également par cette action alerter les acteurs de l'aval de la filière et les pouvoirs publics sur une situation de crise en production bovin viande qui ne peut plus durer. Les éleveurs sont menés à la faillite par des coûts de production largement supérieurs aux prix qu'ils perçoivent pour leurs animaux. Ainsi, pour le jeune bovin de classe « R » par exemple, le coût de production est aujourd'hui de plus de 3,50 euros/kg carcasse par rapport à des cotations d'à peine 3,00 euros. En femelles, les coûts de production (de plus de 3,40 euros/kg carcasse en vache R par exemple) sont également largement supérieurs aux prix paysé aux éleveurs.

 

C'est l'avenir de la production qui est en jeu, et avec elle, l'avenir de toute l'économie de la filière. Pour les consommateurs, il s'agit du maintien de leur sécurité alimentaire avec la pérennité d'une production locale, répondant à des normes de production, de qualité et de traçabilité de très haut niveau, à la différence des viandes importées.

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