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Bovins viande
Blocage des ateliers Bigard : le bilan un an après

Un an après le coup de force des éleveurs, les effets concrets de la feuille de route interprofessionnelle et notamment de la stratégie export se font concrètement sentir. Blocage des ateliers Bigard : le bilan un an après.

Il est des anniversaires plus faciles à fêter que d’autres. Alors que partout en France on célébrait le 11 novembre, la fin de la Grande guerre, les éleveurs de bovins viande auraient pu souffler la première bougie de la fin d’un conflit économique engagé le 7 novembre 2010 avec le leader industriel du marché français, Bigard, dont neuf des principaux sites avaient été bloqués avant qu’une feuille de route ne soit validée au sein de l’interprofesssion. Une levée des blocages qui avait alors laissé à certains un goût amer d’inachevé.
Sous l’égide du ministre de l’Agriculture, la filière avait pourtant convenu d’œuvrer à une transparence des transactions commerciales, à la refonte du système de cotations, au renforcement de l’export, à la redynamisation des produits VBF (viande bovine française) et à la contractualisation. Un train de mesures destiné pour la Fédération nationale bovine à activer une hausse des cours nécessaire pour compenser celle des coûts de production.

Le second effet export
Un an après, où en est-on ? « Dans une conjoncture globalement meilleure, répond Dominique Langlois, président d’Interbev (interprofession). Les prix du jeune bovin (JB) sont remontés, notamment depuis l’ouverture de la Turquie cet automne et la dynamisation des exportations vers un certain nombre de pays. On est dans une bonne voie même si les producteurs espéraient sans doute plus et même si beaucoup de choses restent à finaliser et des barrières sanitaires à lever vers le Japon, la Chine, la Malaisie, etc »
De fait, après une période atone, le prix du JB français (classé U, entrée abattoir) a atteint un niveau historique à 3,99 euros par kg carcasse début novembre (et plus de 4,30 euros pour le JB italien charolais catégorie 1 à Modène). Soit un différentiel de +13 % (de l’ordre de +65 à + 70 cts par kg) par rapport à la même période 2010. Des cours fouettés par la demande de la Turquie qui, selon les opérateurs français, aurait acquis au moins 25 000 bovins entre septembre et octobre. Sur le marché des femelles, le sourire est aussi de mise avec l’appel d’air créé par la demande de JB à l’export qui tire les prix vers le haut : 3,25 euros par kg carcasse pour les vaches R (entrée abattoir) début novembre, soit près de 10 % de plus qu’il y a un an.
Quant au marché du broutard, il s’est exporté sur les neuf premiers mois de l’année 10 % de plus de veaux que sur la même période 2010. Et malgré la stabilité des envois en direction du partenaire historique transalpin et une offre plus étoffée ces dernières semaines du fait de la décharge des herbages, les cours restent supérieurs de 6 % (2,72 euros par kg les veaux limousins U de 300 kg fin octobre) à ceux de l’automne 2010 du fait d’une pression moindre sur les prix, liés aux cours élevés des JB.

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 25 novembre 2011.

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