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Blaireau : un combat syndical pour la défense des intérêts agricoles

Le 31 juillet 2025, le Tribunal administratif de Limoges a rendu une ordonnance cruciale concernant une requête déposée par les associations Aves France, One Voice et Aspas. Ces associations demandaient la suspension des arrêtés du 30 juin 2025 autorisant la vénerie sous terre du blaireau en Corrèze et en Creuse du 1er juillet au 14 septembre 2025. L’arrêté autorisant le déterrage des blaireaux est maintenu. Les associations animalistes n’ont pas obtenu gain de cause ! 

blaireau
© istock

Un front uni pour la défense des intérêts ruraux 

À l'initiative de la préfecture de Corrèze et de la Fédération des chasseurs, la FDSEA s'est mobilisée pour soutenir l'appel lors du jugement. Michel Queille, vice-président de la FDSEA de la Corrèze, était présent pour défendre les intérêts des agriculteurs, aux côtés des Fédérations de chasse de Corrèze et de Creuse, des Directions Départementales des Territoires (DDT) des deux départements et de la préfecture de Corrèze. 

Cette solidarité entre les différents acteurs du monde rural montre une détermination commune à protéger les activités agricoles et cynégétiques

La vénerie sous terre : une pratique essentielle pour la régulation des espèces 

La vénerie sous terre est une technique de chasse traditionnelle qui joue un rôle crucial dans la gestion des nuisances agricoles et la préservation des infrastructures locales. Les équipages de vénerie sous terre, composés de chasseurs bénévoles, interviennent à la demande des agriculteurs ou des particuliers confrontés aux dégâts causés par des espèces comme le blaireau. Leur travail permet de limiter les dommages sur les cultures, les infrastructures et la faune domestique, tout en renforçant les liens entre les membres de la communauté rurale

A lire aussi : https://www.reussir.fr/agriculture-massif-central/la-venerie-sous-terre-en-correze-tradition-et-regulation-au-service-de-lagriculture

Un débat alimenté par des données solides et objectives 

La chasse du blaireau, et plus particulièrement la vénerie sous terre en période complémentaire, est souvent critiquée par des associations environnementales. Pour contrer ces attaques idéologiques, la fédération des chasseurs avec l’aide de la FDSEA, et du monde agricole s'unissent pour fournir des données solides, objectives et vérifiables. Selon les chasseurs, l'espèce blaireau est en bonne santé, et une régulation est impérative pour éviter des dégâts importants. Les prélèvements réalisés dans le cadre de la vénerie sous terre restent modiques et ne menacent en rien la conservation de l’espèce

Une gestion équilibrée et concertée de la biodiversité locale 

Les associations soutenaient que la vénerie sous terre mettait en danger la population de blaireaux, une espèce fragile et protégée dans plusieurs pays d'Europe. Elles invoquaient l'urgence de la situation et un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté. 

Cependant, le tribunal a rejeté leur requête, estimant que les éléments produits ne démontraient pas une urgence justifiant la suspension de l'arrêté. Le tribunal a noté que la population de blaireaux en Corrèze était stable et que la chasse était encadrée pour éviter la destruction des jeunes blaireaux. De plus, la chasse était justifiée par les dégâts causés par les blaireaux aux activités agricoles et aux infrastructures. 

Nous avons apporté notre soutien à la fédération des chasseurs et à la préfecture car il est primordial de communiquer sur les nombreux dégâts causés par cet animal et la prolifération par celui-ci de nombreuses maladies telles que la tuberculose bovine », affirme Michel Queille, représentant de la FDSEA. 

Cette prise de position souligne l'engagement de la FDSEA à protéger les intérêts des agriculteurs et à promouvoir une gestion équilibrée de la biodiversité

Une victoire pour le monde rural 

Le débat sur la vénerie sous terre en Corrèze et en Creuse illustre la complexité de concilier tradition, gestion de la biodiversité et protection de l'environnement. 

La mobilisation de la FDSEA et des fédérations de chasseurs montre une détermination sans faille à défendre les intérêts du monde rural. 

Il n’y a pas que le loup ou la DNC dont il faut s’inquiéter, mais la FDSEA est tous les jours sur le terrain auprès des agriculteurs », rappelle Michel Queille. 

Restons mobilisés pour défendre nos activités, nos élevages et nos territoires ruraux. 

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