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Bien-être agricole : les 4 conseils de la coach en agriculture

Spécialisée dans le bien-être agricole, Marion Vedel est devenue coach après avoir arrêté son activité d'agricultrice (cf notre article à ce sujet). Après nous avoir raconté sa reconversion professionnelle, elle nous livre ses 4 conseils pour le bien-être agricole. (Dernier épisode de notre dossier bien-être agricole)

homme seul triste agriculteur bien-être travail agricole
© Unsplash / Abdul Rehman

Notre dossier sur le bien-être agricole se poursuit.

La semaine dernière, nous vous avons proposé un article sur Marion Vedel, agricultrice reconvertie dans le coaching en agriculture.

Cette semaine, nous vous donnons les 4 conseils de la coach pour le bien-être agricole.

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1. Écouter les signes de son corps


Il faut apprendre à s'écouter, c'est très important. Quand, parfois, le matin c'est dur de se lever, il faut se poser les bonnes questions : écouter les signes de son corps si on est trop fatigué ou agacé, ou si on se fait mal souvent.

Aussi, beaucoup de gens ont la tête dans le guidon à cause de la pression et de la charge mentale qui est énorme. C'est un des rares métiers où on fait tout : l'administratif, le côté technique, du bricolage, de la construction... On sait faire plein de trucs, et c'est une force, mais on a vite beaucoup de travail et ça peut être dur de prendre du recul.


2. Ne pas se comparer


Il faut se dire que, dans notre milieu, c'est une chance que chaque exploitation soit différente. Nous avons tous nos avantages et nos inconvénients, donc ça ne sert à rien de se comparer aux autres. Il existe plein de formes différentes de pratiquer ce métier, et cette diversité est intéressante, c'est la force du monde agricole.


3. Entretenir la solidarité


On sait que le monde agricole est un monde différent du reste. Beaucoup considèrent notre société comme étant individualiste et portant en permanence des jugements.

En agriculture, nous avons encore cette solidarité, du soutien. Il faut s'en servir et le garder précieusement, le maintenir, car on est souvent attaqués et on doit rester solidaires entre nous.


4. Allier vie pro et vie de famille


Concernant l'équilibre vie professionnelle et vie privée, c'est une sacrée problématique. À la fois, on travaille plus que les autres métiers, avec une rémunération peu importante, donc ça peut créer des conflits au sein de la famille. En même temps, on a un métier qui s'exerce proche de la maison, accessible à la famille, où les enfants peuvent nous rendre visite.

Malgré les obligations, comme la traite et les moissons par exemple, les horaires restent flexibles. Il faut se servir de ce temps-là pour garder un équilibre familial, et ne pas se servir de son métier comme excuse en disant qu'on n'a pas de temps. Il faut trouver du temps et profiter de notre famille. Si on n'y arrive pas, jamais, alors c'est là qu'il faut m'appeler, car c'est qu'il y a un problème.

Le métier d'agriculteur n'a pas à être obligatoirement comme ça. De nos jours, il y a une demande chez les plus jeunes d'avoir des vacances et du temps pour soi. On veut la même vie que tout le monde.

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