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Belles performances de la Haute-Loire en matière sanitaire

Le 29 mars, le GDS Haute-Loire a dressé un panorama de l'état sanitaire du cheptel altiligérien à travers le bilan 
de ses activités pour l'exercice 2022-2023. 

© © AdobeStock

Le GDS Haute-Loire rassemble 2 800 adhérents détenteurs répartis en 4 sections : bovine (2 590 détenteurs - 147 725 UGB), ovine (820 détenteurs - 106 965 ovins), caprine (378 détenteurs -13 414 caprins) et porcine (150 détenteurs - 40 012 porcs). Cet organisme qui agit par délégation de l'état dispose de 4 principales missions : surveiller, assainir, parer et conseiller-former. C'est dans le cadre de ces missions que les grands chiffres de l'exercice 2022-2023 ont été tour à tour présentés par des membres de l'équipe de salariés du GDS 43. 
 

Prophylaxies réalisées


En matière de prophylaxie, le GDS est intervenu sur 3 051 bovins (dont 1 228 lait), 289 ovins et caprins, et 82 porcs. Les résultats obtenus pour les maladies réglementées en fin d'exercice sont d'un très bon niveau avec 100% des prophylaxies bovines réalisées, 99,3% des prophylaxies petits ruminants réalisées et 95% des prophylaxies porcines réalisées. "C'est le résultat du travail conduit par le GDS, la DDETSPP, les vétérinaires sans oublier l'implication des éleveurs " indique Nathalie Bessette. "La Haute-Loire fait partie des meilleurs départements en termes de réalisation de prophylaxies. Le GDS intervient via une délégation de service public et vous accomplissez votre mission très honorablement" a indiqué Richard Delabre, chef de service Santé, Protection Animales et Environnement à la DDETSPP. Mais pour la directrice du GDS Emmanuelle Mariani : " la rémunération de l'État n'est pas à la hauteur de l'énorme travail fourni par ses équipes".
Concernant l'IBR, avec plus de 98% de cheptels qualifiés, la Haute-Loire, qui tend vers l'éradication, fait partie des 9 meilleurs territoires français. Toutefois, ces bons résultats ne doivent pas inciter les éleveurs à se relâcher : "car rien n'est acquis". Ajoutons que la France, vise un passage en zone indemne en 2027 avec 99.8% des troupeaux indemnes et 99.9% des bovins indemnes.
Le GDS 43 assure la validation des cartes vertes pour le compte de l'État et propose des kits intro lors des achats d'animaux (12 430 achats en 2022-23) qui traduisent une forte progression de la maladie Néosporose (14 plans d'assainissement ouverts pendant cette campagne). Le GDS valide aussi les certificats sanitaires demandés lors des concours (207 éleveurs concernés, 388 certificats signés pour 36 manifestations) ; une harmonisation nationale des certificats sanitaires est en cours.
 

BVD : rester vigilant


Dans le cadre de sa mission "Assainir", le GDS 43 participe au plan d'assainissement national de la BVD et la Haute-Loire affiche là encore une belle performance "avec 98.5% des bovins qualifiés non IPI mais un nombre d'IPI nés qui ne diminue plus". Même si la situation évolue favorablement, David Bernard a appelé les éleveurs à rester vigilants et à vacciner dans les foyers (une prise en charge est possible). En attendant de passer à une surveillance sérologique à plus ou moins long terme, "tenons le cap !".
Toujours pour assainir les cheptels altiligériens, le groupement propose un plan d'assainissement accompagné d’une aide exceptionnelle du GDS de 140 €  ; en fin d'exercice, 108 plans étaient en cours. 292 cheptels avaient au moins 1 animal positif (soit 10% des exploitations du département) et 2 340 bovins ont été détectés positifs (soit 2% des bovins). Si tous les cheptels étaient concernés par la prophylaxie en 2022-2023, lors de la prochaine campagne, il s'agira d'un ciblage. Louise Icard a insisté sur l'intérêt d'un dépistage régulier, "qui permet de réagir rapidement".
68 élevages ont ouvert un plan d'assainissement  pour la paratuberculose tandis que 23 sont en garantie de cheptel.
Les avortements, dont les déclarations restent obligatoires, sont également sous haute surveillance. L'organisme propose un kit d'avortements pour tenter d'identifier les causes ; "en bovins, la 1ère cause est la néosporose, suivie de la fièvre Q et de l'erlichiose ; en ovins, la 1ère cause est la toxoplasmose suivie de la fièvre Q et de la Chlamidiose"  a indiqué Florence Bastide.
 

Parage fonctionnel et curatif 


Enfin pour améliorer le bien-être des animaux et la performance des élevages, le GDS propose d'assurer le parage fonctionnel et curatif des animaux. Au cours de l'exercice, ce service est intervenu sur 1 068 chantiers pour 32 229 paires parées sur 4 départements.
En tant qu'organisme de conseil et de formation certifié, le GDS 43 a effectué 42 visites d'exploitations sur différentes thématiques techniques et a formé 110 éleveurs.
Le groupement de défense sanitaire avait invité Guillaume Garin, docteur vétérinaire du GDS France, venu faire une présentation sur les maladies vectorielles.  

 

Zoom sur...
Les maladies vectorielles sont en phase d'augmentation
Emmanuel Garin, vétérinaire épidémiologiste au GDS France est intervenu sur les maladies à transmission vectorielle dont font partie la MHE et la FCO.
Les vecteurs, essentiellement des insectes, acariens hématophages peuvent être des culicoïdes (vecteur de la MHE, FCO, Schmallenberg), des tiques (qui portent des maladies zoonotiques), des phlébotomes, des taons (vecteur de Besnoitiose), des moustiques. Ces vecteurs sont des hôtes considérés comme des réservoirs du pathogène dont la diffusion peut se faire sur de courtes et moyennes distances et sur des distances plus longues en raison des activités humaines ou de phénomènes météo.
Emmanuel Garin a fait jour sur les facteurs qui sont à l'origine de la réémergence des maladies vectorielles : le changement climatique, les transports, l'augmentation des populations humaines et animales, l'évolution des activités humaines et l'usage des terres, les migrations humaines et animales, l'augmentation du commerce des animaux et des produits et l'évolution des pathogènes.
Concernant la FCO, la France s'attend à être concernée par la souche 3 qui se trouve à l'heure actuelle en Hollande et en Belgique ; "On pense que notre pays devrait être touché cette année en début d'automne. La souche 3 pourrait avoir un impact sévère sur les ovins d'après ce que nous rapportent les Hollandais... Il reviendra alors aux éleveurs de suivre des recommandations afin de réduire la pression vectorielle. Et en matière de lutte, il s'agira aussi de trouver le juste équilibre entre la gestion sanitaire et les intérêts commerciaux".
Le vétérinaire préconise "de s'informer sur les symptômes de ces maladies vectorielles, de surveiller matin et soir ses animaux et de contacter son vétérinaire au moindre doute. Si vous intervenez rapidement, il est possible de mettre en place des thérapies de support pour aider l'organisme à supporter la maladie (via une bonne conduite d'élevage, une bonne alimentation, une supplémentation en vitamines et minéraux) et limiter le développement d'autres maladies. Si certains des animaux sont très malades, il faut les rentrer et les désinsectiser pour éviter que des culicoïdes viennent se contaminer à leur contact". Il conseille aussi "de couvrir ou d'éloigner des animaux, les fumiers, litières et zones humides sur la ferme, pour éviter que les culicoïdes s'y développent. La vaccination est aussi un bon outil ".
     
 

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