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Avec la génomique, le progrès génétique passe à la vitesse supérieure

Face aux éleveurs de la race, Antoine Gence de l’UALC a présenté le principe de la génomique, ses atouts et les objectifs avoués pour faire progresser rapidement la génétique.

La méthode parfaitement au point et très complète s’avère de surcroît très fiable pour permettre la progression génétique.
La méthode parfaitement au point et très complète s’avère de surcroît très fiable pour permettre la progression génétique.
© RSA
Plus rapide, plus performant et plus fiable. Voilà les qualificatifs qui reviennent le plus souvent lorsqu’Antoine Gence de l’UALC (Union Auvergne Limousin Charente du groupe Créavia) parle de génomique. Un principe nouveau qui révolutionne le monde de la génétique animale en général, des races laitières en particulier. C’était un des principaux thèmes abordés vendredi dernier à Prunet, lors de l’assemblée générale des éleveurs de race prim’holstein du Cantal. Avant de présenter à la cinquantaine d’éleveurs présents le catalogue des taureaux, le technicien est revenu sur les grandes lignes de la sélection génomique et de son évolution fulgurante. “Depuis un an, tout s’accélère”, affirme Antoine Gence. “Désormais, pratiquement dès la naissance, il est possible de connaître de manière très fiable tous les index du veau, après une simple prise de sang. De même qu’il devient facile d’évaluer les filles des veaux retenus. La voie femelle avance très vite et sera vulgarisée dès la fin de l’année.”

90 % de génomique d’ici trois ans

 

Mais surtout, c’est le gain en terme de progrès génétique sur lequel insiste l’UALC. “Le progrès génétique annuel avec un schéma de sélection traditionnel est de cinq points ; il double avec le génotypage et atteint dix points annuels. Si on continue à faire autant de testage que de génomique, le progrès sera de 7,5 points. Pour ne rien perdre, les unités de sélection s’orientent clairement vers la solution génomique. L’objectif, sur la campagne 2011-2012, est d’atteindre 60 % pour 30 % actuellement et jusqu’à 90 % de génomique d’ici trois ans”, révèle Antoine Gence. Et d’enfoncer le clou en dévoilant les résultats de premières études conduites sur 200 taureaux et qui démontrent clairement à la fois l’intérêt et la fiabilité du dispositif. Néanmoins, il prévient les éleveurs qu’il faudra changer certaines habitudes. La principale consiste à ne plus miser sur un seul reproducteur, mais ne pas hésiter à sélectionner cinq taureaux lorsqu’on a cinq vaches à inséminer. Une base de référence Sam (Sélection assistée par marqueur) a été créée. Parmi ceux-ci, 116 taureaux désirables pour la prochaine campagne sont issus de 43 pères différents. L’Isu moyen (l’index synthétique Upra) de cette sélection est de 174. Un gage de qualité.

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

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