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Agronomie
Avant les moissons, dernier Tour de plaine

Bio 63 a organisé tout au long de la campagne des "tours de plaine" chez différents producteurs bio du Puy-de-Dôme pour amener les agriculteurs, membres de GIEE, à se rencontrer et échanger autour de la diversification culturale.

 

Autour de Jean-Michel Cellier-Courtil, les agriculteurs bio membres de quatre GIEE ont été invités à découvrir la diversité culturale de son exploitation.
Autour de Jean-Michel Cellier-Courtil, les agriculteurs bio membres de quatre GIEE ont été invités à découvrir la diversité culturale de son exploitation.
© M. Comte

Les membres des GIEE Bio Motivé de Limagne, Autonomie Alimentaire du Livradois-Forez, Prairies des Combrailles et Transition Zéro Phyto se sont retrouvés chez Jean-Michel Cellier-Courtil à Chadrat pour le dernier "Tour de plaine" de la campagne. Tout au long de la campagne céréalière, Bio 63 en association avec la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, ont amené les producteurs bio du département à se rencontrer. L'objectif de ces rendez-vous était d'évoquer ensemble la diversité culturale. "Dans une exploitation biologique, bien plus qu'en conventionnelle, la diversité et la longueur de la rotation sont indispensables pour la gestion des adventices, des maladies et des ravageurs" explique Elodie de Mondenard, animatrice à l'association.

12 cultures, une exploitation

L'exploitation de Jean-Michel Cellier-Courtil à Chadrat était le support idéal à cette dernière rencontre avant les moissons. La structure est historiquement l'une des premières à s'être convertie à l'agriculture biologique dans le Puy-de-Dôme. Elle est composée à la fois d'un atelier d'engraissement de volailles, d'un élevage de 60 vaches Aubrac et surtout d'une sole céréalière comptant plus d'une douzaine de cultures différentes (blé, tournesol, lentille, seigle, petit épautre, cameline, lin...). L'agriculteur à la veille de la retraite le dit fièrement "il y a de tout chez moi". Une très grande diversité qu'il parvient à valoriser en partie via de la vente directe (farine de blé, de petit épautre, de sarrazin, de seigle, graines de caméline, de lentille, de lin, de petit épautre...). "C'est l'une des limites de la diversité culturale dans la rotation : le débouché. Certaines plantes ont des avantages agronomiques énormes mais aucun débouché en filière longue voire même courte" précise l'animatrice.
À l'image de la cameline. Lors de ce "Tour de plaine", les participants ont été surpris de trouver cette plante non pas comme une compagne de la lentille qui l'utilise comme tuteur, mais comme une culture à part entière. Jean-Michel Cellier-Courtil l'implante depuis longtemps sur son exploitation dont il valorise la graine en huile. "Elle a des propriétés nutritives exceptionnelles y compris en cosmétiques. Mes clients m'en achètent régulièrement." L'occasion pour les agriculteurs présents, tous membres d'un GIEE, d'apprendre la constitution prochainement d'une filière via une entreprise de Saint-Beauzire.

GIEE Transition Zéro Phyto

L'après-midi de visite s'est porusuivie autour des autres cultures et de leurs élèments technico-économiques. Durant la campagne, plusieurs journées comme celles-ci ont été organisées. Dix céréaliers, engagés dans la transition agroécologique sur le territoire des Limagnes, se sont constitués en GIEE. Le groupe est animé par Bio 63 pendant une première période de trois ans afin de répondre à divers enjeux : accompagner techniquement le changement de pratiques, intégrer une réflexion sur la biodiversité et analyser l'impact technico-économique de la transition.

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