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Aurillac : la cité aux multiples savoirs universitaires

Avec près de 1 400 étudiants, le bassin aurillacois conforte son statut de cité étudiante et ses acteurs continuent d’œuvrer pour attirer de jeunes têtes pensantes.

Israéliens, Marocains, Chinois... : le multilinguisme est une réalité sur le campus aurillacois.
Israéliens, Marocains, Chinois... : le multilinguisme est une réalité sur le campus aurillacois.
© L. Laporte

L’ équivalent environ de 10 % de la population du départe- ment : c’est ce que représentent en cette rentrée 2013 les effectifs d’étudiants accueillis sur le bassin d’Aurillac confortant la ville-préfecture dans son statut souvent insoupçonné de cité étudiante, qu’elle connut jadis au IXe siècle sous l’influence de l’abbaye fondée par le saint patron de la ville. “Quand j’étais lycéen à Aurillac, je ne fréquentais pas d’étudiants post-bac. Vingt-trois ans après, on mesure l’évolution”, a relevé Vincent Descoeur, président du Conseil général à l’occasion lundi d’une conférence de presse conjointe avec la Caba. Les deux collectivités étant fortement impliquées aux côtés de l’Université d’Auvergne dans cet essor de l’enseignement supérieur. Ces effectifs restent stables en 2013 avec 1 362 étudiants (5 de plus qu’en 2012) fréquentant le pôle universitaire qui regroupe onze établissements : l’IUT, l’ex-IUFM rebaptisé ESPE (École supérieure de professorat et de l’éducation), l’école d’infirmières (Ifsi) ainsi que les sections de techniciens supérieurs de l’Énilv, des lycées Monnet, Saint-Géraud, Cortat, La Manufacture, l’IFPP et le Greta Monts du Cantal.

Un campus international

Pas d’érosion donc et un pôle qui continue d’attirer de plus en plus de jeunes extérieurs au département et à la région : six étudiants sur dix ne sont pas originaires du Cantal et la moitié ne sont pas Auvergnats. Le lycée de la communication de Saint-Géraud compte ainsi en BTS 57 % d’étudiants extérieurs à la région et à l’école de danse La Manufacture 11 % seulement des élèves sont Cantaliens... Et il n’est plus rare de croiser sur le campus aurillacois de jeunes Sénégalais, Marocains, Israéliens,... et Chinois. Des Chinois qui ont leurs pendants français sur le site de Nanning où 380 étudiants participent aux programmes Benke et Dadzhuan. Une population estudiantine dont chacune des collectivités partenaires a souligné le poids et l’impact tant sur l’activité économique que culturelle du bassin aurillacois, et, au-delà, cantalienne. “C’est aussi un poids économique réel en termes d’immobilier, a relevé le maire, Pierre Mathonier. Un impact direct avec plus de 315 logements étudiants gérés soit par le Crous soit par Polygone, et un impact indirect sur le parc privé.” Et ces retombées pourraient bien aller croissant avec le projet A2Ex retenu dans le cadre des investissements d’avenir et qui verra l’IUT d’Aurillac devenir un véritable pôle d’excellence dans l’offre de formations par alternance autour du management 3.0. (lire ci-dessous). Une fibre de plus à l’édifice avant-gardiste cantalien en matière de TIC.

(1) Technologies de l’information et la communication.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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