Aller au contenu principal

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’installer seul en libéral. Un choix audacieux revendiqué.

Star, le teck d'Hadrien Passenaud, en consultation pour la photo.
© Patricia Olivieri

À peine l’information postée sur les réseaux sociaux, que déjà, lundi 5 janvier au matin, jour officiel d’ouverture du tout nouveau cabinet vétérinaire de la Ponétie, le téléphone klaxonnait pour de premiers rendez-vous. Preuve de besoins d’une clientèle non couverts et de la pertinence de cette création d’activité dans la préfecture aurillacoise. “On a eu une dizaine de prises de rendez-vous, de la part de gens qui n’avaient plus de vétérinaire et qui attendaient visiblement qu’une nouvelle clinique ouvre”, relate Hadrien Passenaud. À 35 ans, le praticien originaire de Saint-Illide, a franchi le pas de l’entrepreneuriat en se lançant seul dans ce défi. Seul mais avec déjà une riche expérience en médecine vétérinaire canine. 

Dix ans d’expérience en canine

Après des études à Aurillac, le jeune homme a eu la chance d’être tiré au sort pour intégrer post-Bac une école vétérinaire à Bruxelles, puis Liège. Diplômé en 2015, suivront trois années d’internat privé au Luxembourg avant de mettre le cap pour d’autres latitudes, et une clinique vétérinaire martiniquaise. Au sortir du Covid, Hadrien Passenaud décide de rentrer en métropole et va travailler durant trois ans à la clinique aurillacoise des Volcans toujours en activité canine. Presqu’un paradoxe pour ce fils d’éleveur miralier dont le cursus de formation a été tourné vers la pratique en bovins. 
Il y a deux ans, il quitte la clinique des Volcans, se forme pour conforter ses compétences en gynécologie équine, et se consacre à l’exploitation familiale bio qu’il a reprise en janvier 2021, avec une petite dizaine de vaches aubrac et croisées, et à l’élevage de chevaux de sports (entre trois à six naissances annuelles), sélectionnés pour le saut d’obstacles. Progressivement son projet d’installation comme vétérinaire libéral mûrit avec en ligne de mire ce local de 
200 m2 situé au 84 avenue du Général Leclerc. “Se lancer seul, c’est un vrai défi mais c’est un projet qui me tenait à cœur et c’était la suite logique de mon parcours, et puis, j’aime bien cette idée de créer son activité”, confie le vétérinaire.

Imagerie, laboratoire, bloc opératoire...

Hadrien Passenaud va aussi sillonner l’Hexagone pour s’équiper en matériel pointu en partie d’occasion afin de soigner chiens, chats, lapins et autres Nac, nouveaux animaux de compagnie. “En canine aujourd’hui, une grande partie de l’activité est concentrée sur la prévention (vaccination,...), la stérilisation mais on voit aussi de plus en plus de problèmes de peau, liés à des allergies, au réchauffement climatique...” constate le jeune vétérinaire. Et même des tiques en plein hiver... 

Outre les deux salles de consultations, son cabinet est aménagé et équipé d’un bloc chirurgical (avec une salle de préparation), de deux pièces post-opératoires dédiées (chats/chiens), d’une salle d’imagerie, mais aussi d’appareils d’analyses.

Epaulé par Agathe Fleys

Dans cette nouvelle aventure, Hadrien Passenaud est accompagné par Star, son petit teckel qui prend lui aussi ses marques dans ces nouveaux locaux, et plus sérieusement par Agathe Fleys, une “compatriote” elle aussi originaire de Saint-Illide qui officie comme auxiliaire spécialisée vétérinaire (ASP). Après dix années à la Chambre d’agriculture sur des missions diverses, dont celle de chargée d’études eau-environnement, cette dernière n’a pas hésité à tenter sa chance. “Après un BTS Anabiotec (analyses laboratoire), j’ai fait une licence et un pro Master en écologie-agriculture, mais j’ai toujours eu envie de devenir vétérinaire, ça ne s’est pas fait...” explique Agathe Fleys qui, d’ici un an, tentera de décrocher son diplôme d’ASP par la voie de la VAE(1) en faisant valoir cette expérience auprès d’Hadrien Passenaud. 

Une confiance réciproque et une passion commune des animaux mises aux services de leurs propriétaires pour qui l’animal de compagnie est de plus en plus perçu comme un membre à part entière de la famille. Un phénomène encore plus vraie pour la génération des 24-35 ans(2). 
(1) Validation des acquis et de l’expérience.
(2) Selon un sondage publié dans le magazine américain “Fast Company”, 67 % des jeunes Américains préfèrent avoir un chien plutôt qu’un enfant. Un phénomène qui tend à traverser l’Atlantique.

La clinique est ouverte du lundi au vendredi de 8 heures à 12 heures et de 14 à 17 heures, ainsi que le samedi matin de 8 à 12 heures. Pour l’instant Hadrien Passenaud assure seul ses gardes. Tel. 04 71 48 24 19 / contact@veterinaire-aurillac.fr

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière