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Aubrac : le syndicat change de présidence

Depuis le 21 janvier 2026, le syndicat Aubrac lozérien a donc un nouveau président : Patrice Laporte, élu par le bureau du syndicat. Arnaud Gibelin, après 16 années à la tête de la structure, avait annoncé en 2025 vouloir passer la main.

Patrice Laporte, le nouveau président du syndicat Aubrac lozérien, et Arnaud Gibelin, qui passe la main.
© Marion Ghibaudo

Pour Arnaud Gibelin, qui a occupé la présidence pendant seize ans, « le bilan est plutôt positif », tout en  soulignant l'importance du travail en équipe. Il rappelle les nombreuses manifestations organisées par le syndicat au cours de sa présidence : « deux concours nationaux (dont le National Aubrac en 2025), cinq concours Qualiviande et six départementaux, ainsi que l'inauguration de la grande halle à Aumont-Aubrac en 2010 ». Ces événements ont contribué à renforcer la cohésion entre syndicats et « la convivialité au sein de la famille Aubrac », souligne, nostalgique, l'ancien président.
Patrice Laporte souhaitait, pour sa part, s'impliquer davantage dans le syndicat, citant « le dynamisme de l'équipe d'administrateurs et l'évolution positive de la race Aubrac » qui lui ont donné envie d'en faire plus. Il souligne que la race continue de croître en effectifs, tant en Lozère qu'au niveau national, grâce à sa capacité d'adaptation aux différents territoires, et au travail quotidien des éleveurs.
Le nouveau président du syndicat Aubrac lozérien est installé en Gaec au Buisson depuis 2021, d'abord avec sa maman et son oncle, puis avec son frère. Ils ne sont désormais plus que tous les deux à s'occuper de 110 mères à vêler. Ils ont diversifié leurs ateliers avec de l'engraissement, des bœufs produits pour le chef Cyril Attrazic à Aumont-Aubrac, quelques animaux en BFA, et de la vente de reproduction, notamment.
L'orientation raciale constitue un enjeu majeur pour le syndicat, insistent les deux présidents, en accord sur le sujet. « Il est important de maintenir des animaux de moyenne taille avec de bons aplombs, adaptés à la transhumance pratiquée à 80% dans les zones de montagne » souligne Arnaud Gibelin. Cette approche traditionnelle d'élevage, principalement à l'herbe, répond « aux attentes des consommateurs et aux enjeux actuels », rebondit Patrice Laporte.
Des enjeux et des défis que le nouveau président se dit prêt à relever, entouré du bureau, des adhérents au syndicat et de toutes les autres races en Lozère, avec lesquels de nombreux échanges, et un soutien fondamental, existent. Les événements ne pourraient pas se faire sans l'aide des uns et des autres, tient à préciser Patrice Laporte.
Le renouvellement des générations constitue un enjeu stratégique, tant pour la race que pour le syndicat. Arnaud Gibelin et Patrice Laporte sont convaincus que l'Aubrac a de nombreuses cartes à jouer, « tant par sa facilité d'élevage que son autonomie », et correspond aussi aux besoins des jeunes agriculteurs qui recherchent plus de temps libre. « L'Aubrac peut se débrouiller seule » souligne Arnaud Gibelin, libérant, par exemple, du temps pour la vie familiale, un aspect important pour attirer de nouveaux éleveurs.
L'aspect économique reste favorable avec des cours qui se maintiennent bien et ont même augmenté. Et les animaux sous labels de qualité se vendent aussi à des cours intéressants, renforçant l'attractivité économique de l'Aubrac. Cette stabilité économique, combinée aux qualités d'adaptation de la race, en fait un choix pertinent pour l'élevage futur.

Rédaction Réussir

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