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Aubrac : le concours départemental n'aura pas lieu

Prévu pour la première fois à Aurillac, le concours départemental aubrac est annulé en raison des incertitudes liées à la crise sanitaire.

Les aubrac devaient venir dans la ville préfecture en septembre dans une volonté de pédagogie à destination des consommateurs citadins
Les aubrac devaient venir dans la ville préfecture en septembre dans une volonté de pédagogie à destination des consommateurs citadins
© Freepik

Pour la deuxième fois de son histoire, le concours départemental aubrac n’aura pas lieu !  En 2003, c’est la sécheresse qui avait eu raison du rendez-vous. De nombreux élevages étaient très fortement impactés et le cœur n’était pas à la fête. Cette année, autre cause, mais même effet. La crise du Covid-19 laisse encore planer trop d’incertitudes pour cet automne.

Une première à Aurillac

Alors, à la majorité, le conseil d’administration du syndicat cantalien a jugé plus sage d’annuler. “Cette décision a été difficile à prendre”, reconnaît le président Jean-Marie Vidalenc.

Prévu les 26 et 27 septembre, le concours aubrac devait se tenir pour la première fois à Aurillac. Tout un symbole ! “Nous avions plusieurs motivations à cela, poursuit Jean-Marie Vidalenc. Tout d’abord, l’accueil très favorable de Communauté d’agglomération dubassin d’Aurillac nous offrait de très bonnes conditions d’organisation. Ensuite, nous voulions montrer qu’il n’y a plus aujourd’hui que le seul secteur du bassin de race.

Désormais, pour plus de la moitié, nos adhérents sont répartis sur tout le département. Ils contribuent à l’expansion de la race dans le Cantal qui compte plus de mille vaches supplémentaires chaque année. Enfin, nous voulions, cette année à Aurillac, nous rapprocher des consommateurs “urbains” pour expliquer notre travail, nos démarches en termes d’élevage, d’environnement, de qualité...”.

Solidarité économique

Un autre point a pesé dans la décision d’annuler, celle des partenaires. “La plupart nous aurait suivi, note Florence Raynal, secrétaire adjointe du syndicat aubrac. Mais, nous savons que les entreprises et les commerces souffrent et il aurait été difficile d’aller leurdemander un soutien ou au contraire de ne pas oser aller les voir. Cette annulation peut aussi se voir comme une forme de solidarité vis à vis de nos sponsors”.

Et pour la suite ? Les éleveurs sont dans l’attente pour le Sommet de l’élevage où doit se tenir, à l’automne à Clermont-Ferrand, le national de la race aubrac.Et pour l’an prochain, le syndicat fêtera ses 70 ans. En espérant que le coronavirus ne soit plus, à ce moment là, qu’un mauvais souvenir.

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