Aller au contenu principal

Au Sommet, le ministre assure le service après-vente de la loi Egalim 2

Présent mardi au Sommet de l'Élevage, Julien Denormandie a participé à une séance de questions-réponses aux côtés de Grégory Besson-Moreau, député de l'Aube rapporteur de la loi visant à protéger la rémunération des agriculteurs, de Sophie Beaudoin-Hubière, députée de la Haute-Vienne et de Michel Biero, directeur exécutif achat et marketing de Lidl.

Entretien sur le stand de la FRSEA avec les responsables professionnels.
Entretien sur le stand de la FRSEA avec les responsables professionnels.
© SC

« La loi Egalim 2, ce n'est pas une baguette magique mais c'est une recette que l'on doit utiliser ». C'est en ces termes que le ministre de l'Agriculture, en visite mardi à l'ouverture du trentième Sommet de l'Élevage à Clermont-Ferrand, a qualifié l'esprit de la loi Egalim 2 visant à protéger la rémunération des agriculteurs, second volet d'une loi Egalim 1, qui force est de constater avait failli dans sa mission première. Premier ingrédient de cette nouvelle recette : le contrat assorti d'un prix dont le socle seront les indicateurs de coûts de production. Devant un parterre d'élus et d'agriculteurs, le ministre et les députés ont assuré le service après-vente d'une loi qui vient juste d'être adoptée (ndlr : lundi 4 octobre à l'issue d'une commission mixte parlementaire) mais dont les responsables professionnels veulent voir rapidement la concrétisation.

Contractualisation obligatoire : à partir de quand ?
Sur le calendrier, le ministre a indiqué l'entrée en vigueur de la non négociabilité des prix des matières premières agricoles à compter du 1er janvier 2022. L'obligation de contractualisation initialement prévue au 1er janvier 2023 pourrait quant à elle être avancée. C'est en tout cas le souhait de Julien Denormandie, « notre objectif est d'être prêt pour le 1er janvier 2022 de manière à envoyer un signal fort ». Interrogé sur la liste des produits éligibles, en matière d'élevage allaitant en particulier, le député Besson-Moreau a confirmé qu'y compris les broutards entreraient dans le dispositif, avec la même nécessité d'achat a minima au coût de production dans le cadre des ventes pour l'engraissement. Confirmant que « la contractualisation est la base du dispositif », le député de l'Aube a indiqué que « la loi a vocation à protéger l'agriculteur mais aussi les industriels et la grande distribution en apportant davantage de transparence à chacun ».

Les coopératives seront aussi concernées
Le périmètre de la loi inclut aussi les coopératives, comme l'a précisé le ministre de l'Agriculture « dans leur statut ou leur règlement intérieur, elles peuvent prendre des mesures similaires sur les modalités de rémunération des producteurs ». Échaudés par une loi Egalim 1 dont l'application n'a pas été suffisamment contrôlée, les agriculteurs ont demandé des garanties sur les sanctions. « Syndicalement, nous mettrons la pression pour que les services compétents s'assurent du respect de la loi », a indiqué Michel Joux, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes. « Nous sommes tous d'accord sur le texte. Il nous faut désormais nous donner les moyens pour qu'il soit bien mis en oeuvre », a conclut le ministre, précisant qu'il comptait aussi sur les parlementaires pour contrôler l'exécution de la loi.

Aides protéines : un entretien négocié
Sur l'éligibilité à l'aide protéines, le ministre de l'Agriculture a été apostrophé par Thierry Chirol, président de la FDPL du Puy-de-Dôme : « Je suis producteur de lait en zone de montagne. Pour nous différencier sur le marché, nous produisons du lait non OGM. Aujourd'hui, le prix du tourteau de soja non OGM a doublé pour atteindre 800 euros/la tonne. Dans le même temps, celui du prix du lait n'a pas bougé. Et comble de la peine, la montagne pourrait être exclue du nouveau plan protéines ». Incohérent pour les agriculteurs d'Au­ver­gne-Rhône-Alpes et plus largement du grand Massif central, qui ont expressément demandé au ministre de revoir sa copie. « J'ai entendu les craintes des uns et des autres », a-t-il indiqué, demandant à ses équipes de caler sans tarder une réunion avec les professionnels.

Les plus lus

ofb et agriculteur se rencontrent sur une exploitation agricole
Les agents de l'OFB à la rencontre du monde agricole

Une quinzaine d'agents de l'OFB AuRA est allée à la rencontre du monde agricole au cours d'une formation de trois jours dans…

jeune taureau salers lors de la vente aux encheres dans le Cantal
Combien se sont vendus les jeunes reproducteurs salers ?

Les éleveurs accordent une grande importance à la préservation et au développement de la race. La vente de jeunes taureaux…

Hélène Burgaud-Tocchet
[Interview] Une nouvelle directrice à la DDT de la Creuse

Hélène Burgaud-Tocchet, directrice départementale des Territoires de la Creuse

Henry Ferret, nouvelle tête de proue des JA 63

Vendredi dernier, jour de l'assemblée générale des Jeunes Agriculteurs du Puy-de-Dôme, un nouveau président a été élu…

Randonneurs sur le volcan cantalien
Randonnée : quels nouveaux GR vont sillonner le Cantal ?

Pas moins de quatre projets de nouveaux itinéraires ou d’extension de GR existants devraient voir le jour dans le Cantal,…

La visite de l'élevage porcin d'Etienne De Veyrac a été très intéressante pour les demandeurs d'emploi.
Des demandeurs d'emploi au cœur du quotidien de deux éleveurs

Dans le cadre de la semaine de l'emploi en agriculture, France Travail, avec les acteurs professionnels, 
a organisé…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière