Au GAEC des Peslières, le robot d’alimentation réduit la consommation de GNR
Le GAEC des Peslières a adopté en 2020 un robot d’alimentation pour ses 65 Prim’Holstein, optimisant la précision des rations et réduisant les coûts énergétiques, tout en améliorant la croissance des génisses et l’ingestion des laitières.
Le GAEC des Peslières a adopté en 2020 un robot d’alimentation pour ses 65 Prim’Holstein, optimisant la précision des rations et réduisant les coûts énergétiques, tout en améliorant la croissance des génisses et l’ingestion des laitières.
À Manglieu dans le Puy-de-Dôme, le GAEC des Peslières a adopté en 2020 un robot d’alimentation, une innovation qui a transformé la gestion de son troupeau de 65 Prim’Holstein. Sans pâturage possible en raison d’un parcellaire éloigné et de sols trop secs, l’élevage mise sur la précision et l’efficacité pour optimiser ses performances.
Une technologie au service du troupeau
Au GAEC des Peslières, le pâturage est impossible. Le parcellaire, trop éloigné et situé sur un sol séchant, ne le permet pas. Les 65 Prim’Holstein sont donc élevées en bâtiment, en logette et aire raclée, avec robot de traite.
En 2020, la famille a franchi une nouvelle étape en s’équipant d'un robot d’alimentation, d'abord dans l'intention de réduire leur astreinte. « On a gagné du temps de travail, de la précision et nous avons réalisé des économies », explique Laurent Bouchiche. Les génisses bénéficient désormais de trois rations différentes selon leur âge, tandis que les laitières sont nourries cinq à six fois par jour au lieu de deux.
Nous avons réduit le gaspillage, obtenu une meilleure croissance pour les génisses et une meilleure ingestion pour les laitières. »
Les données du robot de traite et du robot d'alimentation se croisent, offrant une vision encore plus complète du troupeau.
La consommation de GNR réduite à zéro
Pour accueillir ce robot, l’organisation des bâtiments a été adaptée. Située entre la stabulation des vaches laitières et celle des vaches allaitantes, « la cuisine » du robot d'alimentation permet de stocker chaque aliment indépendamment : foin, pulpe déshydratée, etc. Une griffe, pilotée par l’ordinateur central, prélève la quantité nécessaire pour chaque ration et la dépose dans la cuve du robot. Branché au secteur, celui-ci se recharge pendant ce temps avant de reprendre sa route, guidé par des rails en métal extra-plats installés au sol. « Ça lui permet de se guider dans l’exploitation », précise Laurent Bouchiche. Ce « chemin de fer » dessert la stabulation, le bâtiment des vaches allaitantes ainsi que le silo d’ensilage. « Nous avons dû refaire du béton pour réduire la pente. »
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Les résultats sont convaincants pour les éleveurs. Là où ils consommaient autrefois près de 10 litres de GNR par jour pour distribuer l’alimentation des animaux, ce chiffre est désormais réduit à zéro. Côté électricité, la facture est estimée à 4 € par jour. « On voit bien la différence sur la cuve. Elle descend bien moins vite. »