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Au domaine des Cabridelles, des vendanges prometteuses

Depuis que la viticulture a fait son retour à Ispagnac, chaque automne désormais, le village renoue avec l’époque des vendanges. Au domaine des Cabridelles, celles-ci s’achèveront fin octobre.

© Marie-Pascale Vincent

Comme l’explique Bertrand Servières, viticulteur au domaine des Cabridelles avec sa compagne Élisabeth Boyé : « Nos vignes s’étendent sur cinq hectares. Elles sont disposées à flanc de coteaux et ne sont pas mécanisables. Tout au long de l’année, les travaux s’effectuent à la main. Il en est de même pour les vendanges. Ces dernières débutent mi-septembre pour s’achever fin octobre, suivant la maturité des différents cépages. Nous commençons par récolter le Chardonnay et le Pinot noir. Le Marcelan ferme la marche après le Sauvignon et la Syrah. Le Marcelan est un raisin qui supporte très bien les conditions météorologiques difficiles. Pour affirmer le caractère de nos vins, nous recherchons une surmaturité en retardant le plus possible sa vendange. Nous goûtons régulièrement les fruits et réalisons des analyses des taux de sucre et d’acidité, pour déterminer le moment de la récolte. Nous surveillons également la maturité des pépins. Quand ils commencent à mûrir, ces derniers se parent d’une couleur brune et d’un goût de noisette. »

Une année atypique

« Avec un été soumis à de fréquentes précipitations avant le retour du beau temps début septembre, l’année 2014 se présente comme une année à part. La qualité du vin se joue à la vigne et ce tout au long de l’année » rapporte Élisabeth Boyé. « Durant l’été de façon à capter au mieux le soleil et à favoriser la maturité du raisin, nous avons passé des heures à effeuiller les vignes. Nous avons également éliminé des fruits pour éviter la constitution de grappes, ce qui favorise les microclimats humides. Face aux conditions climatiques, avec le retour des pluies d’automne, nous avons avancé la récolte du Chardonnay et du Pinot noir. Les vendanges à la main contribuent également à la qualité de nos vins. Cela permet, si nécessaire, d’éliminer les débuts de pourriture. Nos vignes commencent à prendre de l’âge et chaque année, on gagne en matière », se réjouit la viticultrice.

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 16 octobre 2014.

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