Aller au contenu principal

« On attend des politiques plus que des promesses »

À quelques jours du Sommet de l’élevage (5-6-7 octobre à Clermont-Ferrand), les responsables professionnels FNSEA-JA maintiennent la pression.

De gauche à droite : Christian Peyronny, président de la FNSEA 63, Patrick Bénézit, président de la FRSEA Massif central, Marion Vedel, secrétaire générale adjointe des JA Auvergne Rhône-Alpes, et Joël Piganiol, secrétaire général de la FDSEA du Cantal.
De gauche à droite : Christian Peyronny, président de la FNSEA 63, Patrick Bénézit, président de la FRSEA Massif central, Marion Vedel, secrétaire générale adjointe des JA Auvergne Rhône-Alpes, et Joël Piganiol, secrétaire général de la FDSEA du Cantal.
© S. Chatenet

Alors que de nombreux politiques ont prévu de participer, cette année, au Sommet de l’élevage (voir encadré), logique, à huit mois de l’élection présidentielle, les responsables professionnels ne sont évidemment pas dupes de la manœuvre. « Les politiques qui viendront ici ne devront pas se contenter de tâter le cul des vaches », prévient Pascal Lerousseau, éleveur dans la Creuse et coordinateur du berceau des races à viande. Las des promesses creuses qui ne satisfont que ceux qui les distillent, les éleveurs entendent bien exiger des engagements fermes. À l’échelle du Massif central, le réseau FNSEA-JA n’a pas attendu le ballet des élus pour faire émerger bien plus que des idées, « des mesures nationales mais aussi européennes indispensables pour assurer la survie de notre agriculture », résume Patrick Bénézit, président de la FRSEA Massif central. C’est dans cet esprit, et avec l’ambition d’être force de proposition dans le cadre de l’écriture de la PAC post 2020, que les responsables professionnels vont demander aux élus et aux candidats de s’engager sur six points fondamentaux. « Nous leur demandons de reprendre la main sur la politique alimentaire, avec le risque, s’ils ne le font pas, qu’elle soit livrée à une poignée d’industriels », poursuit Yannick Fialip, président de la section régionale laitière.

Six piliers pour assurer l’avenir
1. Soutenir les prix : en mettant en œuvre des outils efficaces de régulation de marché ; en réformant en profondeur la réglementation encadrant les relations commerciales au sein des filières alimentaires ; et en dotant les professionnels d’une véritable stratégie de développement de l’export.
2. Compenser les écarts et reconnaître l’existant : en favorisant l’équilibre des productions sur tous les territoires via un soutien renforcé aux zones défavorisées et de montagne, au travers d’un dispositif d’indemnités compensatoires de handicaps naturels de la PAC ; en maintenant un niveau d’aides couplées maximum pour les productions fragiles ; et en traduisant dans les politiques publiques la reconnaissance des nombreux atouts et services rendus par l’agriculture du Massif central aux territoires, aux populations et à l’environnement.
3. Garantir la sécurité des exploitations face aux risques climatiques et sanitaires : en renforçant le fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental ; et en créant un nouveau fonds national agricole de mutualisation du risque climatique.
4. Installer et investir : en facilitant l’installation et la formation des jeunes agriculteurs ; et en modernisant des outils de production et de développement de la recherche dans le secteur agricole.
5. Simplifier les normes pour supprimer des charges : en allégeant les normes et contraintes pesant lourdement sur la rentabilité des exploitations.
6. Reconnaître la consommation de produits d’origine animale comme essentielle dans l’équilibre alimentaire.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière