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Bovins viande
« On a atteint le point de rupture économique »

Sur une exploitation du Puy-de-Dôme, le président de la Fédération nationale bovine, Pierre Chevalier a tiré la sonnette d’alarme tout en proposant une feuille de route claire pour sortir l’élevage bovin viande de la crise.

Jean-Michel Herment et son fils, aux côtés de Pierre Chevalier.
Jean-Michel Herment et son fils, aux côtés de Pierre Chevalier.
© DR

« Si le contexte ne s’améliore pas, c’est sûr je vais jeter l’éponge ». L’affirmation sonne d’autant plus cruellement, qu’elle sort de la bouche d’un jeune agriculteur. Comme d’autres éleveurs, réunis sur l’exploitation de Jean-Michel Herment à Charbonnières-les-Varennes dans le Puy-de-Dôme, ce jeune est au bord de l’asphyxie économique. Quatre ans de crise de revenu avec des prix à la production calés au plus bas et une sécheresse qui a frappé cette année dès le début du printemps, il n’en fallait pas plus pour ébranler l’élevage de bovins viande. Sur chaque ferme qu’il visite depuis le milieu du mois d’août, aux quatre coins de la France, Pierre Chevalier, le président de la FNB fait face aux mêmes discours de découragement.
Un peu agacé par cette crise qui dure, alors que pourtant de nombreux indicateurs sont en vert, en premier lieu la consommation qui reste soutenue en France, et qui se développe partout dans le monde, Pierre Chevalier estime que « soit les prix à la production augmentent, soit on condamne la production de viande bovine en France ». Et d’estimer que c’est un leurre d’imaginer que les coûts d’alimentation et des charges globales iront en diminuant. L’objectif est donc aujourd’hui d’augmenter le prix du produit pour l’ajuster aux coûts de production, une mécanique de base à laquelle se plie la plupart des secteurs économiques, « de quel droit l’élevage devrait y échapper ? ». La FNB mise sur le renforcement de l’export sur les pays tiers, très demandeurs, pour redresser les cours. Sauf que tous les industriels ne cautionnent pas cette stratégie. « Une partie des entreprises, qu’elles soient privées ou coopératives veulent rester sur le marché intérieur. D’autres sont prêtes à exporter », explique Pierre Chevalier.

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 2 septembre 2011.

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