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Race salers
Argos pulvérise le record de la vente salers à plus de 12000€

La vente du Fau confirme l’intérêt pour les reproducteurs de race salers les plus performants, en matière de sélection.  

jeune taureau de race salers dans un ring de vente
Sur 70 entrées en station : deux jeunes reproducteurs ont été sélectionné pour l’IA par l’UALC, 34 soumis aux enchères (ici Arlequin au Gaec élevage Chassang) et 10 vendus à l’amiable. 
© R. Saint-André

Vente salers au Fau : un record à 12050€

Plus de 200 personnes se sont rendues à la station du Fau, à Saint-Bonnet-de-Salers, mercredi 8 avril pour la vente aux enchères d’une deuxième bande de jeunes reproducteurs salers. Ce rendez-vous confirme l’intérêt toujours soutenu pour la race salers dans le Cantal, notamment autour de la commercialisation de taureaux destinés à améliorer les troupeaux.

Un animal équilibré, aux aplombs irréprochables, d’une belle longueur d’épaule" , Juliette Rodde, qui a animé la vente. 

Un record à 12050€. C’est le prix qu’a atteint Argos, fils de Portos (déjà reproducteur qualifié en station) et de Nantua (mère élite viande). Né en février 2025 à Coudray (Mayenne), dans l’élevage de Christian Folliot, ce taureau a séduit par ses qualités morphologiques : un animal équilibré, aux aplombs irréprochables, d’une belle longueur d’épaule, très épais, bien rectiligne et doté d’une bonne profondeur de poitrine. Il a été acquis en copropriété par Guillaume Delcuzy, le Gaec des Minilières (Orne) et le Gaec Boudieu, basé à Aurillac.

Des enchères soutenues malgré un marché contrasté

Derrière ce record, la vente sous plis a livré d’autres belles enchères. Le Gaec Fabre, de Saint-Chamant, a réalisé le doublé : Atol, cédé à 8030€ en copropriété à Christine et Alexis Picarougne (Omps et Saint-Mamet) ainsi qu’au Gaec de Lascombelles (Sansac-Veinazès), et Auréo, vendu 8001€ au Gaec Prunière (Orne).

À noter que deux autres taureaux — Aristote, du Gaec Trin, et Andorre, de chez David Fourtet — ont été réservés à l’IA, vendus à l’UALC à 8000€ chacun.

Ces prix de tête ne doivent cependant pas masquer une réalité plus contrastée : la moyenne n’a pas dépassé 5800€, un certain nombre de veaux n’ayant franchi le seuil de mise à prix de 3200€ que de quelques centaines d’euros. Sur les 34 taureaux sélectionnés sur 70 entrées, les cinq issus du rameau laitier n’ont pas tous trouvé preneur. Dix autres veaux ont par ailleurs fait l’objet d’une vente amiable.

Un nouveau directeur pour structurer la filière salers

La vente a aussi été l’occasion pour Frédéric Canal, président du Herd-book salers et du Groupe salers évolution, de présenter celui qui prend la tête de la structure : Hugues Dauzet a accepté le poste de directeur général externalisé.

Hugues Dauzet est recruté pour accompagner le conseil d’administration" Frédéric Canal, président des instances raciales. 

Ce n’est pas un inconnu du monde de la race salers : il avait déjà dirigé le Herd-book et l’Upra salers en 2002, avant le recrutement de Bruno Faure. Présent quelques jours par mois, il aura pour mission d’accompagner le conseil d’administration.

Frédéric Canal a également salué l’ensemble des équipes du Groupe salers évolution et de Bovins croissance pour le bon déroulement de cette campagne, confirmant le rôle structurant de la filière dans le Cantal.

AMBIANCE : En marge de la vente, la buvette était tenue par les Jeunes agriculteurs, qui avaient organisé une tombola invitant les participants à trouver le “tiercé gagnant” des prix les plus élevés. Il fallait jouer le 19, le 15 et le 68. Un repas en commun était proposé aux participants de la vente, au bourg de Saint-Bonnet-de-Salers. 

 

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