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APIV AUVERGNE : L’appui technique : un investissement très vite rentabilisé

L’association des producteurs indépendants de viande était en assemblée générale le 14 avril à Ste Eugénie de Villeneuve.

Les adhérents de l’APIV Auvergne le 14 avril dernier à Ste Eugénie de Villeneuve.
Les adhérents de l’APIV Auvergne le 14 avril dernier à Ste Eugénie de Villeneuve.
© HLP

L’APIV, dont la zone d’intervention s’est élargie au territoire de l’Auvergne il y a deux ans, réunit 135 éleveurs ovins (contre 125 en 2012) et 13 acheteurs (21 en 2012). Le nombre d’adhérents augmente et l’association a la ferme intention de partir à la conquête de nouveaux éleveurs qui se montrent intéressés par l’accompagnement et les services qu’elle propose.


Aider les éleveurs à améliorer leur revenu

Comme l’explique son président,Thierry Cubizolles, «L’APIV fournit un appui technique aux éleveurs et une aide à la commercialisation des agneaux. Le but ultime étant d’aider les éleveurs à améliorer leur revenu, par une augmentation du nombre d’agneaux produits et faire en sorte que les produits correspondent à la demande». Les éleveurs adhérents à l’APIV commercialisent leur agneaux dans différentes filières de qualité : 33% (33600 agneaux) sont écoulés sur le marché de Saugues, 7,5% (4135 agneaux) sur le marché du Monastier, 22% en filière Label Rouge «Agneau Laiton», 30,9% en boucherie traditionnelle, vente directe et vente aux marchands en ferme et 6,6% en filière bio.


Agneau bio :la demande augmente

9 éleveurs (850 agneaux) se sont engagés dans la filière bio quel’association cherche à développer auprès de ses adhérents pour répondre à une demande croissante de la part des consommateurs. L’APIV propose un accompagnement à la déclaration d’aide ovine, un service utilisé par plus de 80 éleveurs en 2014. Elle dispose d’un service approvisionnement en matériels d’élevage via des achats groupés ainsi qu’un appui technique, qui était d’ailleurs le thème de l’assemblée générale du 14 avril dernier. «On s’aperçoit que de nombreux éleveurs ont une productivité inférieure à 0,8 agneau vendu/brebis, taux de productivité minimum pour prétendre à l’aide ovine prévue dans le cadre de la PAC. Encore beaucoup d’éleveurs ne bénéficient d’aucun appui technique, ce qui se traduit par des systèmes de reproduction anarchiques, une importante mortalité, une alimentation pas optimisée, une mauvaise gestion des réformes...» explique Thierry Cubizolles. L’APIV entend encourager ses adhérents à opter pour un appui technique régulier assuré par ses deux techniciens, Medhi Viallet et Christian Pantel, tous deux embauchés en 2014. «Le coût d’un appui technique s’élève à 200-250 euros, c’est le prix de 2 à 3 agneaux sur une année ; c’est de surcroît un investissement qui peut-être très vite rentabilisé. Les 4 visites de nos techniciens sur l’année apportent un oeil extérieur toujours bénéfique même dans les élevages performants » souligne les responsables de l’association. En ce qui concerne le marché de l’agneau, les voyants sont au vert. «Le mouton est l’une des seules productions à ne pas souffrir de la crise. L’agneau issu de nos territoires se vend à bon prix et se distingue des agneaux d’importation par sa qualité. En France, nous produisons seulement 40% de notre consommation de viande ovine. Il y a donc de la place pour installer d’autres éleveurs ou pour produire plus d’agneaux» a indiqué le président Cubizolles.

VÉRONIQUE GRUBER

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