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Année du pastoralisme : coup d'envoi en Lozère

Lundi 26 janvier, Laurent Suau, président du conseil départemental de Mende, et l'équipe de l'entente interdépartementale des causses et Cévennes, ainsi que du directeur du PNC, Vincent Cligniez, ont donné le coup d'envoi de l'année du pastoralisme en Lozère, en présentant les nombreux événements prévus dans le département pour faire parler du pastoralisme.

© Marion Ghibaudo

La résolution des Nations Unies du 15 mars 2022 a proclamé l’année 2026 « année internationale des parcours et du pastoralisme ». Proposée par la Mongolie, cette année internationale est une opportunité pour que les éleveurs pastoraux et les bergers puissent être entendus dans le monde, afin de travailler pour « une meilleure reconnais- sance de ces métiers et modes d'élevage, ainsi qu'un plus grand soutien » à ces modes d'élevage millénaires.
Les états sont invités à célébrer cette année internationale à travers l’organisation d’évènements visant « une meilleure compréhension par le grand public des bénéfices environnementaux et sociétaux liés aux pratiques pastorales ».
En Lozère, cette année internationale des parcours et du pastoralisme revêt une importance toute particulière au vu de sa longue tradition avec ces pratiques, notamment sur les causses et dans les Cévennes.
L'année internationale du pastoralisme est l’occasion de mettre en avant « le lien entre le pastoralisme, les écosystèmes et les cultures traditionnelles qui y sont associées ».
 

Le pastoralisme, pétri de traditions et enjeu d'avenir

Si le pastoralisme, en France, est né il y a près de 5 000 ans, il rend, aujourd'hui encore, de nombreux services environnementaux indispensables aux écosystèmes où il se trouve.
En France les surfaces de pâturage représentent 10,1 millions d'hectares soit 18 % du territoire hexagonal et 36 % de la surface agricole utile. Parmi ces pâturages, 2,2 mil- lions d’hectares sont des surfaces peu mécanisables, mais utiles au pâturage des troupeaux.
Ces bénéfices, aujourd’hui scientifiquement documentés, sont de plus en plus pris en compte dans les politiques publiques et les stratégies de développement durable.
Malgré les réticences initiales des éleveurs face au contexte de crise agricole (prédation, changement climatique, Mercosur notamment), l'Entente causses et Cévennes a décidé de poursuivre l'organisation de cette année pour donner un coup de projecteur sur ce métier, dans le contexte de préparation de la PAC post-2027 et des projets de loi remplaçant les lois pastorales d'il y a près de 50 ans.
Au niveau national, un groupe coordonnateur français a été constitué avec différents acteurs du pastoralisme des massifs (Alpes, Pyrénées) et réseaux pastoraux. Ses objectifs incluent la communication auprès du grand public, la coordination d'événements, le soutien aux initiatives locales, et le plaidoyer politique, notamment suite au rapport parlementaire d'avril 2025, intitulé « 45 propositions pour assurer l’avenir du pastoralisme dans nos territoires ».
Mercredi 9 avril 2025, Jean-François Rousset (EPR, Aveyron), président, Jean-Yves Bony (DR, Cantal) et Marie Pochon (EcoS, Drôme), co-rapporteurs, ont présenté les conclusions de la mission d’information sur le rôle du pastoralisme dans l’aménagement du territoire, les causes de son déclin et les conséquences pour le développement durable des territoires ruraux. « Le pastoralisme demeure encore trop souvent un angle mort des politiques publiques » regrettent les rapporteurs.
En dépit de son importance historique et culturelle, le pastoralisme est aujourd’hui confronté à des défis d’une ampleur inédite, tant économiques qu’écologiques et sociaux constatent les rapporteurs, et exige « une réflexion approfondie sur la manière dont le pastoralisme peut se maintenir et continuer d’être un atout pour le développement durable des territoires ».

Pour découvrir tous les événements de cette année 2026, rendez-vous sur https://tinyurl.com/4unbwf7x

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