Anne Frackowiak-Jacobs, une nouvelle préfète tournée vers le territoire pour le Puy-de-Dôme
Ancienne préfete de la Creuse, Anne Frackowiak-Jacobs est arrivée ce lundi dans le département pour succéder à Joël Mathurin en tant que préfete du Puy-de-Dôme.
Son parcours est guidé par "deux fils conducteurs". D'abord, le service public : « je suis tombée dedans quand j'étais petite », confie-t-elle, issue d'une famille marquée par l'immigration polonaise, et notamment d'un père enseignant, avec cette idée transmises dès son plus jeune âge :
Rendre à la République ce qu'elle nous a donné ».
Le second fil conducteur est celui des territoires. Depuis son entrée au ministère de l'Intérieur, elle a occupé quelques postes à Paris, puis exercé comme sous-préfète en Normandie, en Côte-d'Or, dans l'Eure, puis dans les Alpes Maritimes, avant d'être notamment préfète de la Creuse.
Notre métier, c'est de trouver des solutions avec les acteurs du territoire et de porter des projets au côté des collectivités, des entreprises et du monde associatif ».
Attachée à la proximité, elle tient à rappeler que « même si les préfets ne font que passer, dès que l'on arrive dans un département, il devient le nôtre ». Dans ce nouveau secteur qu'elle considère comme « une petite France par la diversité de ses paysages et de ses enjeux », elle partage son envie de devenir un "acteur utile" du département.
Son expérience en Creuse l'a familiarisé avec les enjeux ruraux. « Ce sont des sujets que je connais bien », assure-t-elle.
Elle dit comprendre les inquiétudes et la colère des éleveurs, notamment face au Mercosur, ainsi que le drame humain que représente la DNC, mais qui doit toutefois être géré collectivement pour être surmonté.
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Sur la filière céréalière, elle prévoit de se replonger dans les dossiers et d'aller à la rencontre des acteurs, notamments de Limagrain.