Aller au contenu principal

BROUTARDS
Amorce de « réorientation » vers les engraisseurs français

Selon les prévisions de l'Idele, les exportations de broutards devraient continuer à reculer en 2023, les jeunes animaux étant de plus en plus engraissés en France (notamment sous contrat) au lieu d'être exportés en vif.  

L'Institut de l'élevage (Idele) remarque une « réorientation des broutards vers les engraisseurs français », au  détriment de l'export en vif.
L'Institut de l'élevage (Idele) remarque une « réorientation des broutards vers les engraisseurs français », au détriment de l'export en vif.
© Jean Charles Gutner

Dans ses prévisions de production pour 2023, l'Institut de l'élevage (Idele) remarque une « réorientation des broutards vers les engraisseurs français », au détriment de l'export en vif. Les jeunes bovins sont la catégorie d'animaux dont la production baisserait le moins en 2023 (-0,9 %, à 349 000 téc). De leur côté, les broutards sont ceux qui reculeraient le plus (-3 %, à 1,03 million de têtes), « du fait de la contraction des disponibilités ». Les envois de broutards à l'étranger s'étaient déjà effondrés de 7,3 % en 2022. Cette année, « la demande pour l'engraissement en France sera [...] relativement dynamique », prévoit l'institut technique. Et l'Idele de noter de « nombreuses initiatives [...] à l'œuvre pour contrecarrer la baisse de production », citant notamment le « développement de la contractualisation » en jeunes bovins (JB). Les exportations de broutards pâtissent de cette orientation, cumulée à la décapitalisation (-3 % de cheptel allaitant en 2022), qui se traduit par une baisse des naissances. D'ici 2030, ce recul du cheptel devrait provoquer une baisse « quasi inéluctable » des broutards disponibles, alertait Interbev (interprofession) au Sommet de l'élevage 2022. L'interprofession bétail et viandes posait alors la question de l'orientation des veaux, entre engraissement en JB ou export en vif.

Moins de réformes laitières en 2023

Toutes catégories confondues, la production de viande bovine est attendue en chute de 1,6 % en 2023 (à 1,337 Mtéc*). Une troisième année de baisse consécutive (-4,7 % en 2022). Les femelles, plus de la moitié de la production de viande, verront leurs abattages fondre de 1,7 %. Dans cette catégorie, ce sont en particulier les réformes de vaches laitières qui devraient ralentir (-4,5 %) : avec un « prix du lait attractif pour les producteurs », les analystes de l'Idele anticipent une « rétention des vaches en élevages ».

Reprise de la RHD et décapitalisation dopent les importations

Notant que, comparé au bœuf, les prix des autres viandes « ont davantage augmenté », l'Institut de l'élevage s'attend à une consommation quasi stable en 2023, à 1,48 Mtéc (-0,5 %). Ce recul de la production hexagonale devrait faire reculer les exportations (-1,8 %, à 245 000 téc) et profiter aux importations : celles-ci « devraient poursuivre leur rebond pour remonter à plus de 390 000 téc » (+2,3 % en un an).
Un retour aux niveaux de 2006 à 2010, après le ralentissement des importations dû à la crise sanitaire.

*Millions tonnes équivalent carcasse.

 

Les plus lus

Pour les producteurs de lait, l'interprofession doit être une instance de dialogue  sur tous les sujets.
« Les industriels veulent-ils encore faire tourner leur usine avec du lait français ? »

Après la démission du président du Cniel, et alors que les producteurs de la zone Alpes Massif central alertaient depuis…

Nicolas Peny (au centre) a ouvert les portes de son exploitation aux agents de l'OFB en formation.
Les agents de l'OFB ont désormais l'obligation de se former à la découverte de l'agriculture

Une quinzaine d'agents de l'OFB AuRA a suivi une formation de trois jours pour en apprendre davantage sur le monde agricole,…

Deux hommes et une femme devant le panneau de l'hostellerie
La famille Rouchet redonne vie à Curebourse

Bien implantés à Aurillac, Mickaël et Audrey Rouchet ont racheté l’hostellerie Saint-Clément, avec l’ambition d’y accueillir…

Une attaque de loup sur brebis et agneau, le 24 octobre dernier à la Tour d’Auvergne, a été confirmée par l’OFB
Une première attaque de loup dans le Puy-de-Dôme

En octobre, 4 nouveaux signalements de constats de prédation avec suspicion de loup ont fait l'objet d'expertise par le…

L'alimentation animale, la clé de performance productive des animaux

Une alimentation adaptée et une gestion optimisée des fourrages participent à garantir les performances du troupeau laitier et…

En présence d’Emmanuel Ferrand, conseiller régional, délégué au fonds Feader, Ludivine et Pierre Lot ont présenté leur exploitation agricole.
Garantir des prêts à l'installation en agriculture, c'est possible en Auvergne-Rhône-Alpes

Ludivine Lot s'est installée aux côtés de son conjoint, Pierre au Breuil dans l'Allier grâce notamment au fonds de garantie…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière