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Amener les élèves vers les filières agricoles dès le collège

Samedi 3 février, l’Eplefpa de Lozère a lancé le bal des portes ouvertes dans l’éducation, et son directeur Olivier Martin a, à cette occasion, présenté les innovations qui devraient prochainement être lancées sur son site de la Canourgue.

Le directeur de l'Eplefpa, accompagné des élus locaux et de la chambre d'agriculture, prononce un discours à la fin de la visite du site piscicole de la Canourgue.
Le directeur de l'Eplefpa, accompagné des élus locaux et de la chambre d'agriculture, visite le site de la Canourgue.
© Marion Ghibaudo

Samedi 3 février, l’effervescence règne sur les sites de Saint-Chély-d’Apcher, la Canourgue et Marvejols. Élèves et professeurs se préparent à accueillir les familles et les peut-être futurs étudiants de leurs établissements pour leur présenter tous les avantages de ces structures à petits effectifs.
« C’est une nouveauté et une réussite, d’avoir choisi d’ouvrir nos portes un samedi », se satisfait Olivier Martin. En effet, les années précédentes, cet événement se tenait plutôt les mercredis, un jour de semaine, donc. « Le samedi, les familles ont le temps de venir, de poser des questions. C’est plus compliqué d’accompagner les élèves en cours de semaine ». Et les faits lui donnent raison : à la Canourgue, où une visite pour les élus locaux était organisée, toute la matinée, des vagues de visiteurs auront investi le terrain, guidés notamment à travers les installations piscicoles par les enseignants et élèves bénévoles.
C’est l’une des particularités de l’Eplefpa de Lozère, d’avoir différents sites avec ses spécialités : si Saint-Chély-d’Apcher est plutôt tourné vers l’élevage, avec l’exploitation bovine et porcine du lycée, la Canourgue se concentre sur la filière piscicole et celle de la gestion de l’eau. « Des filières porteuses » selon Olivier Martin, près de 90 % des élèves trouvant un emploi dès leur diplôme en poche. Sur les différents sites, les formations se font soit par la voie initiale mais aussi en apprentissage et pour adulte. L’ensemble des formations vont du CAP à la licence professionnelle en passant par des bac professionnels, la seconde générale et technologique, le bac technologique (spécialités Productions animales et aménagement-environnement), certificat de spécialisation en apiculture (CS), BPJEPS, brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA) et brevet de technicien supérieur (BTS). D’autres formations courtes sont aussi proposées. On retrouve également sur les sites de l’Eplefpa des formations dans les domaines de l’apiculture, l’aménagement, l’environnement-nature, le cheval, la maréchalerie et les formations courtes en agro-alimentaires.
Si la visite des élus a eu lieu sur le site de la Canourgue, c’est parce que plusieurs projets vont s’y rattacher dans les années à venir. En premier lieu, une réorganisation des bassins piscicoles, qui « datent des années 70 » et deviennent trop vétustes pour y travailler confortablement. Un projet qui comprend par ailleurs un volet sur la récupération de l’eau, dans un contexte de changement climatique où la ressource devient précieuse, et des inquiétudes sur la source Saint-Frézal dont dépend la production de poissons du lycée agricole. Un financement de la Région serait en cours de finalisation.

Des projets pour continuer à grandir

Mais le dossier dont le lycée est le plus fier et qui devrait être mis en place dès la rentrée 2024, est l’ouverture de deux nouvelles classes à la Canourgue. « Nous en sommes à la dernière étape de validation donc nous avons bon espoir », détaille Olivier Martin. « À la rentrée 2024, va s’ouvrir une classe de 4e de l’enseignement agricole sur le site de Louis Pasteur de la Canourgue en collaboration avec le lycée François Rabelais. Le choix des enseignements spécifiques se porte sur les animaux, l’aménagement-environnement et le matériel. Si ce projet se concrétise il sera suivi à la rentrée 2025 de l’ouverture d’une classe de 3e pour la poursuite d’études. L’objectif est de pouvoir proposer aux jeunes un parcours de formation complet dans l’enseignement agricole public de Lozère ». Pour Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture et élue à la Canourgue, « l’ouverture de cette classe de 4e est quelque chose de très important, cela permet d’essayer d’intéresser les jeunes à l’agriculture le plus tôt possible, et ils pourront acquérir une vraie notion de ce beau métier ». Une possible réponse, parmi tant d’autres, aux difficultés de recrutement de la filière au sens large. Quant à l’idée de l’ouverture de ces classes à la Canourgue, les élus présents à la visite protocolaire se sont tous accordés à rappeler leur attachement « à l’école » et à l’idée qu’elle continue de prospérer. Une façon aussi d’attirer de nouvelles populations dans cette petite commune dynamique.

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