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Altitude affiche sans complexe ses ambitions pour ses adhérents

2007 a été la première année de plein exercice de l’union Altitude. Un groupe qui, malgré la conjoncture, veut s’imposer dans l’organisation économique.

Les dirigeants d’Altitude ont affiché leur volonté de poursuivre, seuls ou avec des partenaires, leur stratégie de développement territorial.
Les dirigeants d’Altitude ont affiché leur volonté de poursuivre, seuls ou avec des partenaires, leur stratégie de développement territorial.
© P. O.
L’élevage est en crise. Et pourtant, l’union coopérative Altitude, dont le champ d’activités s’étend désormais de la sélection et l’insémination à la collecte et transformation de productions animales en passant par l’approvisionnement des éleveurs, affiche un optimisme résolu, mais pas utopique pour autant. À l’image de son président, le groupe constitué il y a deux ans suite à la reprise des activités des Éleveurs du pays vert, est déterminé en ce début d’année 2008 à jouer à plein son rôle d’acteur économique et territorial majeur. Sans perdre néanmoins de vue les logiques et impératifs du marché. Avec son franc-parler coutumier, Jean-Pierre Chateau, désormais à la tête d’un groupe qui pèse 550 emplois en Auvergne et Limousin, s’est d’abord attelé à dépeindre les défis que l’agriculture et ses outils doivent relever en ce début de 21e siècle : répondre à une demande alimentaire croissante, fournir aux consommateurs des produits prêts à consommer, les moins chers et plus sûrs possibles dans le cadre de relations commerciales où règnent l’hégémonie et la loi de la grande distribution.

“Le meilleur est à venir”

Une agriculture qui, pour le président, n’est plus une entreprise autonome mais un maillon de l’industrie alimentaire, soumis aux mêmes règles financières que les autres secteurs économiques dans un marché dérégulé marqué par la volatilité des prix. Un tableau prospectif peu réjouissant a priori pour les éleveurs du Cantal et du Massif central, dont la compétitivité est déjà entamée par des contraintes pédoclimatiques et d’altitude. Alors d’où vient cet optimisme ? De la certitude que l’activité agricole est justement en passe de devenir un enjeu stratégique prépondérant à l’échelle planétaire, que les spécificités raciales et les produits démarqués du Cantal et de ses voisins sont des atouts non négligeables, bien qu’à développer... et, surtout, qu’Altitude, de par la diversité de ses métiers, a de beaux jours devant elle.  

Volontarisme

Et le président Chateau d’exprimer sans détours la volonté du groupe de prendre en main plusieurs dossiers : l’IGP Auvergne “qui tarde trop à aboutir”, les AOC fromagères  “où il faudra que chacun assume ses responsabilités”… Un volontarisme qui semble  vouloir faire écho aux critiques et scepticismes du passé. Jean-Pierre Chateau y répond aujourd’hui en mettant en avant la dynamique, la solidité et la solidarité de cette grande famille d’Altitude, avec un message : “Dans toutes nos activités, la famille (nos adhérents) passera toujours d’abord”. 

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