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Alliance Forêt Bois a le vent en poupe

Avant son assemblée générale qui aura lieu fin juin, Alliance Forêt Bois était à Aubusson le 22 mai pour une assemblée de section limousine. Les résultats 2017 et projets 2018 du groupe coopératif y ont été largement abordés.

© P. Dumont

« Une nouvelle fois 2017 aura été une bonne année pour notre coopérative » a résumé Gilles Brunetaud, administrateur creusois d’Alliance Forêt Bois, en ouverture de l’assemblée de la section limousine à Aubusson. Et pour cause, comme les années précédentes, la coopérative a enregistré de bons résultats sur 2017. « La plaque Périgord/Limousin/Poitou-Charentes/Val-de-Loire affiche la progression la plus importante », a souligné le directeur général de la coopérative, Stéphane Vieban. Une belle santé qui permet à Alliance Forêt Bois de poursuivre son développement cette année.
Concernant le territoire Limousin plus spécifiquement, Christophe Cestona, directeur de l’agence locale a présenté un bilan 2017 en croissance avec un chiffre d’affaires de 18,2 millions d’euros. Ceux-ci se répartissent sur 670 chantiers d’exploitation forestière et 424 chantiers de sylviculture qui ont permis de reboiser 260 ha à 90 % en résineux. En outre, l’activité de conseil forestier a donné lieu au traitement d’une centaine de dossiers.
Pour l’ensemble de la zone couverte par la coopérative, Stéphane Vieban a présenté également un bilan plus que positif. L’ensemble des activités d’Alliance Forêt Bois a généré un chiffre d’affaires de 187 millions d’euros. La coopérative enregistre par ailleurs de nombreux nouveaux adhérents. La majeure partie du résultat provient de l’exploitation forestière. L’an passé, près de 2,7 millions de tonnes de bois ont ainsi été commercialisées dont près de la moitié en bois d’œuvre. Près de 100 000 tonnes sont issues des stockages liés à la tempête. Au niveau sylviculture, 17 000 ha ont été reboisés pour un CA de 28,5 millions d’euros. « 20 millions de plants ont été mis en terre, ce qui correspond à 1 plant toutes les 2 secondes », souligne fièrement le directeur général.

Des investissements et des projets d’envergure prévus
Dans ce contexte, Alliance Forêt Bois travaille activement à son développement. En 2017, la coopérative a repris Castagnet-Duméou, une entreprise d’exploitation et de transport de bois. Le but, être plus compétitif, le coût du transport représentant environ 15 % du prix final du produit. En 2018, la fusion avec la coopérative CoforOuest (Bretagne, Normandie, Pays-de-Loire, Ouest parisien) devrait également être finalisée. Alliance Forêt Bois souhaite également diversifier la production de sa pépinière Forelite. Avec la fin annoncée du reboisement lié à la tempête de 1999, celle-ci s’engage dans la production de nouvelles essences. Enfin, la coopérative confirme son engagement qualité en programmant le passage de la certification ISO 14001 à ISO 9001. « Obtenir cette certification est essentiel pour maintenir notre taux de bois PEFC », a rappelé Stéphane Vieban. À ce jour, 91 % du bois commercialisé par la coopérative est géré durablement (FSC ou PEFC). Tous ces projets ne font pas oublier cependant que, à l’image du monde agricole, la forêt commence à subir les assauts des associations environnementales comme le souligne le président de la coopérative dans son rapport moral. Henri de Cerval appelle l’État « à accompagner la production forestière au moins autant que le lobby environnemental. » En outre, comme l’a précisé Stéphane Vieban « les débats agricoles sur la chaîne de valeur ont aussi leur place dans le domaine forestier. »

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