Aller au contenu principal

Chambre d'Agriculture
Albert Boyer : "Choisir des membres compétents et motivés"

Albert Boyer, ancien président de la Chambre départementale d'Agriculture, évoque le rôle et les missions des élus professionnels au sein de ces organismes consulaires. Il insiste sur l'importance de voter pour élire des représentants motivés et compétents.

Albert Boyer est retraité agricole et élu Chambre d’agriculture dans le collège des propriétaires depuis 2006.
Albert Boyer est retraité agricole et élu Chambre d’agriculture dans le collège des propriétaires depuis 2006.
© HLP
Comment définiriez-vous une Chambre d’Agriculture ?
Albert Boyer : La Chambre d’Agriculture est composée des représentants de toutes les composantes de l’agriculture (agriculteurs, salariés agricoles, organisations professionnelles agricoles, forestiers).
Son rôle est de représenter l’agriculture auprès de l’Etat (du Préfet et de l’administration au sein du département) ; cette mission de représentation s’est élargie auprès des élus territoriaux (du Conseil régional, du Conseil général, des communautés d’agglomération, des Pays…).

Quelles sont les missions d’une Chambre d’Agriculture ?
Albert Boyer : «Dans les années 1980, la mission des Chambres d’Agriculture était essentiellement le développement agricole. A cette époque, les exploitations devaient produire ; aussi le nombre de techniciens a fortement augmenté.
Par la suite, de nouvelles missions se sont ajoutées dans les domaines de l’environnement et de l’agriculture durable, ce qui a occasionné l’ouverture de nouveaux services et de nouveaux postes de techniciens.
La Chambre d’Agriculture est aussi un organisme de consultation, pour le Préfet par exemple.

Intéressons-nous à présent aux membres de la Chambre d’Agriculture qui seront élus en janvier prochain. Quel est leur rôle ?
Albert Boyer : «A travers ses membres, la Chambre d’Agriculture a un rôle de sensibilisation des élus politiques sur tous les dossiers agricoles. Un élu de la Chambre d’Agriculture doit travailler avec les élus de tous bords politiques pour qu’ils comprennent et aident l’agriculture lorsqu’elle en a besoin.
Les membres de la Chambre d’Agriculture sont élus dans différents collèges (chefs d’exploitations, propriétaires, salariés de l’agriculture, anciens exploitants, groupements professionnels et syndicats) et ce sont des relais de la politique agricole auprès de ceux qui les ont élus.
Les élus Chambre doivent rester en contact permanent avec le terrain ; ils sont là pour communiquer des informations auprès de leurs mandants et pour les écouter.
Ils ont en charge la définition du rôle et du travail des techniciens agricoles.

A quelques mois des prochaines élections, que souhaitez-vous dire aux électeurs de notre département ?
Albert Boyer : «Je voudrais leur dire qu’en votant ils vont pouvoir choisir leurs représentants. Et l’enjeu est de choisir les bonnes personnes ; celles qui ont des compétences, qui montrent une motivation et qui sont capables de se libérer du temps pour assumer leur rôle d’élus.
Voter, c’est donc important.

Selon vous, dans quel sens devra travailler la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire dans les années qui viennent ?
Albert Boyer : «Dans le cadre de ses nouvelles missions dans l’environnement et l’agriculture durable, il faudra accompagner les agriculteurs qui voudraient s'engager dans des techniques culturales qui protègent l’environnement et le consommateur mais sans toutefois laisser de côté la production ; car n’oublions pas que l’agriculture doit nourrir les populations.
A travers ses techniciens, la Chambre d’Agriculture doit conserver un appui technique fort auprès des agriculteurs.
Depuis quelques années, les échanges mondiaux conduisent à des fluctuations de prix très importantes qui fragilisent lourdement nos exploitations. Je crois que c’est le rôle de la Chambre d’Agriculture de se pencher sur ce problème et de réfléchir à la manière d’aider les agriculteurs à passer ces caps difficiles.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière