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Aides non versées : FNSEA et JA Nouvelle-Aquitaine présentent la facture

FNSEA et JA Nouvelle-Aquitaine ont demandé des comptes sur le non-versements des aides bio et MAEC ce lundi 17 juin à l'Agence de Services et de Paiement (ASP) à Limoges.

La FNSEA et JA Nouvelle-Aquitaine avaient laissé aux services de l’État jusqu’au 15 juin pour solder les paiements des aides bio et MAEC. Le 17 juin, ceux-ci n’étant toujours pas versés, une délégation de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine et Jeunes Agriculteurs est allée demander des comptes à l’Agence de Services et de Paiement (ASP) à Limoges.
« Nous venons chercher notre dû et rappeler à l’État sa promesse que toutes les aides seraient versées au 15 juin », a rappelé Denis Mousseau, président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine devant l’ASP.
« Nous allons présenter la facture aux responsables de l’ASP : aujourd’hui dans notre région 443 dossiers restent en souffrance pour un montant total de plus de 2 millions d’euros ! » Selon les cas, de 10 000 à 20 000€ manqueraient à ce jour dans les trésoreries de ces fermes déjà exsangues. Intolérable pour les agriculteurs à qui l’on demande de respecter toujours plus de normes et dates. « Nous suivons la réglementation, nous devons avoir nos paiements. C’est aujourd’hui le dernier ultimatum », fustige Michaël Magnier, secrétaire général de JA Nouvelle-Aquitaine. Emmanuelle Poirier, agricultrice bio en Creuse et membre du bureau de la FDSEA 23 poursuit : « tous les 7 ans, à chaque nouvelle PAC, on se retrouve ici. On respecte des délais, des conditions et les engagements de l’État ne sont jamais tenus, c’est exaspérant ! »
Plus en détail, on retrouve dans le viseur de la délégation, le manque de moyens pour traiter les dossiers et les problèmes du logiciel de gestion, connus depuis novembre 2023 sans que rien ne soit fait pour les solutionner. « Nos dossiers ont été déposés en temps et en heure, reprend Denis Mousseau. Il n’y a visiblement aucune volonté de faire avancer les choses en haut lieu. Nous laissons encore quelques jours à l’État pour solder les aides PAC sinon, l’été pourrait être chaud ».
Au-delà du paiement des aides bio et MAEC, les responsables syndicaux ont également évoqué la question de la production bio. Érigé en modèle par la Région Nouvelle-Aquitaine notamment, force est de constater que le marché du bio s’est effondré ces derniers mois notamment avec l’inflation.
Reçue par le directeur général délégué de l’ASP Limoges et le directeur adjoint de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine, la délégation a demandé le paiement du solde des aides au 30 juin, ajoutant que « le monde agricole est déjà en ébullition et [qu’]il faut éviter de remettre de l’huile sur le feu ».
Les services de l’État, soulignant qu’une grande majorité des paiements a été réalisé dans les temps, a assuré accélérer le mouvement avec la mise en place d’agents supplémentaires pour instruire les dossiers.
Les responsables syndicaux ont pris acte des déclarations, rappelant que le ministre de l’Agriculture s’est engagé et doit tenir sa parole afin de sécuriser banques et fournisseurs et que les agriculteurs puissent continuer à travailler.

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