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Agriculture Biologique : 330 exploitations en agriculture biologique en Haute-Loire dont 29 nouvelles en 2015

L’association Haute-Loire Biologique tenait son assemblée générale à Polignac le 23 février dernier.

Le président Jean-Louis Cottier a notamment expliqué les négociations pour la défense des aides bio pour tous.
Le président Jean-Louis Cottier a notamment expliqué les négociations pour la défense des aides bio pour tous.
© Haute-Loire Biologique

Les conversions en agriculture biologique se poursuivent sur le département et plus largement sur la région. Lors de l’assemblée générale de l’association Haute-Loire Biologique le 23 février à Polignac, son président Jean-Louis Cottier notait avec satisfaction les 29 nouvelles notifications en Haute-Loire en 2015, dont 8 en vaches laitières, 5 en vaches allaitantes ou veaux de boucherie, 3 en brebis viande,1 en brebis lait… On compte aujourd’hui 330 exploitations bio sur le département, et sur 2016 les conversions devraient se poursuivre.Et pour accompagner ces agriculteurs et ceux qui sont déjà dans la démarche, tout un réseau du national au département est à leur service : FNAB (Fédération nationale d’Agriculture Biologique), GRAB (Groupement régional…) , 4 GAB en Auvergne soit 1 par département. Et ce réseau travaille en étroite collaboration avec le réseau des Chambres d'Agriculture d'Auvergne et leurs techniciens spécialisés Bio.Au cours de cette assemblée générale, «les participants se sont répartis en 4 ateliers de travail pour réfléchir à l’orientation des missions du réseau et ce dansun contexte de fusion des 2 ré-gions Auvergne et Rhône-Alpes»explique Amélie Héricher animatrice de Haute-Loire Biologique.Les services aux adhérents (130 en Haute-Loire), la communication entre l’association et ses adhérents, la représentation des producteurs bio, les échanges entre producteurs bio et non bio… sont autant de thèmes qui ont été débattus dans ces petits groupes.Parmi les axes de travail à court terme, c’est à dire au cours de cette année, Haute-Loire Biologique s’intéresse de près à la filière viande qu’il est nécessaire de mieux structurer. Un travail a été engagé avec des éleveurs pour essayer de répondre à la deman-de de la filière, à savoir des animaux finis, et accompagner les éleveurs dans cette orientation. Sur le lait, alors que la filière lance un appel pour trouver du litrage, l’association est là aussi pour informer et former les éleveurs qui souhaitent franchir le pas. «Mais, insiste Amélie Héricher, si des opportunités se dessinent tant en viande qu’en lait, il ne faut pourtant pas précipiter une conversion. Il faut bien réfléchir en amont avant de se lancer». Et d’ajouter : «le Bio n’est pas une solution pour palier des problèmes économiques sur son exploitation».Le président Jean-Louis Cottier a aussi fait un point sur les résultats de la mobilisation des producteurs bio d’Auvergne en 2015 sur les aides bio. Ils ont ainsi obtenu une revalorisation substantielle de l’enveloppe régionale dédiée aux aides bio de 5,2 millions d’euros pour arriver à un total de 26,5 M€, et une aide au maintien pour tous. Et pour permettre un accès aux aides au plus grand nombre, des critères de sélection ont été obtenus comme le plafonnement par exploitation à partir de 2016 et des critères visant à consolider la filière viande. Il regrette néanmoins de n’avoir pas réussi à obtenir un budget à hauteur des engagements du Plan Ambition Bio en Auvergne qui prévoyait 41,6 M€ sur 2015-2020.

Suzanne Marion

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