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Agriculture bio : développer la production et s’organiser

Le 7 novembre, pour la première fois depuis la signature du Pacte régional bio, le Comité régional d’Orientation « agriculture biologique » (CROAB) se réunissait pour évoquer les travaux en cours. Deux thèmes de réflexion sur la construction des prix et le machinisme étaient également à l’ordre du jour.

© P. Dumont

« Ce pacte est un engagement collectif, ce n’est qu’ensemble que ça marchera ». C’est par ces mots qu’Emmanuel Rabaud a accueilli les participants au CROAB à Coulounieix-Chaniers. Une phrase qui saluait la collaboration initiée il y a quelques mois et exhortait à la poursuivre. En juillet dernier, le Préfet de région et le président du Conseil régional signaient en effet avec la Chambre régionale d’agriculture, Interbio et la Fédération Régionale de l’Agriculture biologique (FRAB), un pacte d’ambition régionale de trois ans pour l’agriculture biologique. Celui-ci a pour objectifs de passer de 5 % de la SAU en bio en Nouvelle Aquitaine à 6,2 % en 2020 puis 10 % à la fin de la PAC et d’atteindre 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Pour y arriver, les partenaires se sont engagés à soutenir la recherche et l’expérimentation, accompagner les conversions, favoriser la création de valeur ajoutée, l’organisation des filières ou encore le développement du bio dans la restauration hors domicile, entre autres. Et aussi à mettre la main au portefeuille. Courant 2017, l’annonce du désengagement de l’État des aides au maintien avait causé des inquiétudes dans la profession. Aujourd’hui, la situation est apaisée, la Région Nouvelle-Aquitaine ayant annoncé qu’elle se substituera à l’État pour maintenir les aides jusqu’en 2020. « Aux 20 millions d’euros de fonds FEADER, la Région ajoutera 9 millions d’euros qui seront redéployés sur la fin du Programme de Développement Régional », a confirmé Jean-Pierre Raynaud, vice-président du Conseil régional. Après, il faudra envisager de nouvelles solutions dans un contexte de contrainte budgétaire. Les services rendus par l’agriculture biologique au territoire (aménités positives) pourraient bénéficier d’une contrepartie financière. Les travaux des EGAlim pourraient également être le point de départ d’une nouvelle donne. « Il y a un alignement des planètes favorable à la bio, a déclaré le président du CROAB, Emmanuel Rabaud, il y a maintenant quelque chose à construire et qui sera bénéfique pour tous. »

Des prix rémunérateurs avant tout
Absente du Pacte, la question du prix était à l’ordre du jour de la rencontre. « Si on n’arrive pas à obtenir un prix rémunérateur, toutes nos réflexions d’aujourd’hui ne serviront à rien », a résumé Emmanuel Rabaud. De fait, tous les participants se sont accordés sur la nécessité de maintenir un prix du bio élevé et celle de s’organiser pour « rééquilibrer les rapports de force », comme l’a souligné Hugues Bonnefond, président de la commission bio des chambres d’agriculture. En jeu rien de moins que l’objectif d’« arriver à imposer un nouveau modèle » pour le président d’Interbio, Philippe Lassalle Saint Jean. Plusieurs pistes ont été évoquées pour travailler sur les prix parmi lesquelles prendre en compte impérativement les coûts de production, décortiquer la chaîne de valeur ou travailler au niveau local. Depuis la signature du Pacte, des travaux ont été initiés par les partenaires du Pacte. Ceux-ci travaillent notamment à la production de références techniques et à la formation des conseillers des réseaux. Un Observatoire régional de l’agriculture biologique (ORAB) a également été mis en place pour suivre les objectifs du Pacte et conduire des études et analyses sur le terrain.

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