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FEMMES
Agricultrices : des différences encore fortement marquées entre les hommes et les femmes

Type d'installation, utilisation des équipements, rapport aux animaux... Les disparités entre les agricultrices et leurs homologues masculins sont encore bien présentes. On fait le point sur la situation.

femme agricultrice traite vaches
Les femmes dans l'élevage restent minoritaires et révèlent avoir davantage de troubles musculo-squelettiques.
© Réussir

Une conférence sur la place des femmes dans l'agriculture s'est tenue mardi 1er octobre, lors du Sommet de l'Élevage. L'Institut de l'Élevage et le GIS Avenir Élevage ont présenté les résultats des études qu'ils ont menées concernant l'accès et l'exercice des femmes dans les métiers de l'élevage.


Aujourd'hui, les agricultrices représentent entre 28 et 29 % des actifs. Depuis 1963, ce chiffre n'a cessé de baisser, puisqu'elles étaient près de 38 % au début des années 60.


Les agricultrices plus touchées par les problèmes de santé, mais moins par les accidents


De nos jours, il semblerait que les femmes s'installent davantage en bio et en circuit court. Elles possèdent plus de diplômes hors agricole et moins de diplômes agricoles que les hommes. Environ 70 % des femmes qui travaillent dans le secteur agricole ont pratiqué un autre métier avant de s’installer.

Elles s'installent aussi plus tardivement que leurs homologues masculins et bénéficient de ce fait moins de la DJA (23 % seulement des agricultrices la reçoivent). En régle générale, leurs prêts bancaires sont moins élevés que ceux des hommes car les vendeurs et bailleurs de terres sont plus défiants à l'égard des femmes ou de leurs projets (selon le rapport du Sénat de 2017).


Elles détournent les difficultés et innovent davantage


En ce qui concerne la santé, les agricultrices subissent 2,8 fois plus de troubles musculo-squelettiques, tandis que les hommes sont eux plus souvent victimes d’accidents du travail, révèlent les résultats des études présentées.

Au niveau des outils, 94 % des interrogées reconnaissent avoir un problème avec l’équipement. « Les agricultrices se plaignent qu'il n'est pas adapté à leur morphologie ou trop lourd. Elles doivent alors forcer jusqu’à se faire mal ou demander de l’aide à un homme. » L'innovation et la transformation des outils sont alors des réponses pour un gain de confort au travail, au bénéfice également de l’exploitation et/ou des animaux.


Les agricultrices ont des pratiques plus douces


L'étude démontre qu'il existe une différence dans les pratiques d’élevage des agricultrices qui seraient plus douces. Elles déclarent également que le départ des animaux à l'abattoir est un moment difficile pour 65 % d'entre elles, contre seulement 49,7 % des hommes. 


Enfin, les femmes sont moins représentées dans les instances. Elles sont par exemple moins de 10 % dans les conseils d'administration des coopératives. Dans l'ensemble, les agricultrices ressentent un manque de reconnaissance et de considération, car elles s'occupent plus des tâches invisibles (administratif, travail domestique...).

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