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Chasse
« Agriculteurs et chasseurs sont partenaires sur le terrain »

Les chasseurs du Puy-de-Dôme entendent faire reconnaître leurs efforts dans la gestion des populations, la maîtrise des dégâts et le maintien de bonnes relations avec le monde agricole.

Gérard Renard, président de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme, participait aux travaux de l’assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs aux côtés de Dominique Busson et Alain Tridon, DDT
Gérard Renard, président de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme, participait aux travaux de l’assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs aux côtés de Dominique Busson et Alain Tridon, DDT
© Auvergne Agricole

A l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération des chasseurs du Puy-de-Dôme, il a été beaucoup question du sanglier dont les dégâts ont été multipliés par 3,5 par rapport à l’année dernière. Un triste record qui tend à cristalliser les relations entre les chasseurs et les agriculteurs, mais contre lequel la Fédération départementale ne cesse de lutter afin de préserver l’équilibre agro-cynégétique. « Agriculteurs et chasseurs sont partenaires sur le terrain. Nous multiplions les réunions avec la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme et la direction départementale des territoires pour faire le point et trouver des solutions » explique Dominique Busson.

Le président de la Fédération insiste d’ailleurs sur les efforts engagés par les chasseurs mais trop souvent « dénigrés par les agriculteurs ». Parmi ces efforts, Dominique Busson cite : l’augmentation des prix des bracelets et du timbre gros gibier pour abonder l’enveloppe d’indemnisation des dégâts sur le prochain budget, « cette année, nous avions prévu 130 000 € d’indemnisation, nous en sommes à 400 000 €». La distribution de bracelets supplémentaires en fonction des secteurs ; la participation financière des territoires de chasse en complément de l’indemnisation (selon l’étendue des dégâts par secteur) ; la mise en place d’un plan de prélèvement pour une gestion plus raisonnée ; ou bien encore, l’intégration des jeunes sangliers au plan de chasse. Il souligne aussi les efforts des chasseurs en matière de prévention contre les dégâts du sanglier via la pose de clôtures, la remise en place des mottes ou le re-semage des prairies.

« Je comprends le ras-le-bol des agriculteurs qui voient leurs prairies retournées et leurs cultures saccagées. Mais c’est ensemble que nous trouverons des solutions, en respectant les règles»

Dominique Busson fait référence à deux points essentiels sur lesquels se nourrissent les tensions avec les agriculteurs.

Le premier concerne le plan de chasse et les battues administratives dont les existences dépendent non des agriculteurs, mais du Préfet, sur proposition de la fédération des chasseurs, en lien avec les agriculteurs.

Le second porte sur l’indemnisation des dégâts. Il rappelle que les tarifs sont fixés par une commission nationale dans laquelle siègent les agriculteurs ; cette commission définit un prix mini et un prix maxi, « la fédération du Puy de Dôme a toujours validé le prix maxi » précise le président des chasseurs. Présent au conseil d’administration de l’Udsea le 16 mai dernier, Dominique Busson a tenu ainsi à marquer la volonté de dialogue entre agriculteurs et chasseurs.

A l’invitation du président Claude Raynaud, le président de la fédération des chasseurs du Puy-de-Dôme, Dominique Busson, était invité à rencontrer les administrateurs de l’Udsea . En introduction il rappelait la nécessité de « continuer à travailler ensemble » pour « trouver des terrains d’entente » et résoudre le problème des dégâts de sangliers, « un problème général qui touche l’ensemble du territoire français». Dominique Busson présentait les nombreuses mesures que les chasseurs vont prendre pour tenter de contenir les populations de sangliers. Parmi celles-ci, Claude Raynaud, rappelait l’importance de fixer dès le début de la saison de chasse des objectifs de prélèvements significativement supérieurs au niveau de prélèvement de la saison dernière.

J.K.

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