Aller au contenu principal

Agriculteur actif et sociétés : un débat non soldé

Le ministère de l'Agriculture a récemment assoupli la définition de l'agriculteur actif dans les SCEA, au grand dam de la Confédération paysanne. La mesure a été portée à titre « provisoire » par la FNSEA, pour donner le temps aux exploitations de s'adapter. Le syndicat doit encore mener un débat interne sur les règles à fixer à moyen et long terme.

Le ministère de l'Agriculture a récemment assoupli la définition de l'agriculteur actif dans les SCEA, au grand dam de la Confédération paysanne. La mesure a été portée à titre « provisoire » par la FNSEA, pour donner le temps aux exploitations de s'adapter. Le syndicat doit encore mener un débat interne sur les règles à fixer à moyen et long terme.
Le ministère de l'Agriculture a récemment assoupli la définition de l'agriculteur actif dans les SCEA, au grand dam de la Confédération paysanne. La mesure a été portée à titre « provisoire » par la FNSEA, pour donner le temps aux exploitations de s'adapter. Le syndicat doit encore mener un débat interne sur les règles à fixer à moyen et long terme.
© J-C Gutner/Illustration

Il aura fallu interroger la FNSEA pour comprendre le sens de cette mesure. Contacté par Agra presse le 23 mai, le syndicat majoritaire précise que l'abaissement récent, à 5 %, du seuil de capital au-delà duquel un actionnaire salarié de SCEA peut être considéré comme agriculteur actif et donc faire bénéficier sa société des aides Pac, a été demandé à titre « provisoire ».
Pour rappel, la précédente programmation de la Pac excluait seulement certaines activités du bénéfice des aides (golfs, aéroports...). La nouvelle Pac introduit un nouveau critère, l'agriculteur actif, qui fixe de nouveaux critères d'exclusion. Le plus connu est celui de l'impossibilité de cumul avec la pension de retraite à partir de 67 ans. Mais cette définition de l'agriculteur actif inclut aussi un seuil de capital détenu en SCEA, fixé en novembre à 40 %, et récemment révisé à la baisse.
De 40 à 5 %, la marche est très élevée. Mais cette demande de révision a été portée par la FNSEA à titre provisoire, au nom des principes de « sécurité juridique et confiance légitime », afin de donner le temps aux sociétés concernées de s'adapter à la mise en place ultérieure d'un taux plus restrictif, indique-t-on rue de la Baume.
Le syndicat majoritaire évoque une durée d'adaptation de « deux à trois ans ». Cette période pourrait également donner le temps à la FNSEA d'affiner sa position sur le sujet : « ll y a un débat à avoir chez nous », explique-t-on en interne. Dans son dernier rapport d'orientation, le syndicat définissait l'agriculteur comme un « porteur de projet ». Un projet dont il doit avoir la maîtrise, une maîtrise qui doit être encore qualifiée.

Rédaction Réussir

Les plus lus

En 2010 et 2015, les éleveurs avaient déjà bloqué les sites du groupe Bigard.
Les éleveurs de viande bovine vont bloquer les abattoirs du groupe Bigard

Trop c'est trop. Face à la baisse continue des cours en viande bovine, les éleveurs ont décidé de passer à l'action. Ils…

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

groupe de personnes devant une retenue collinaire d'eau
La FDSEA et les JA ont convaincu le préfet de l’intérêt des réserves d’eau collinaires

En visite à Quézac, le préfet du Cantal s’est dit favorable aux réserves d’eau, devant l’installation d’une exploitation qui…

fromages saint-nectaire
La filière AOP saint-nectaire progresse, mais l’idée d’une régulation des volumes reste d’actualité

Rejeté au printemps par les producteurs, le projet de maîtrise des volumes de l'AOP saint-nectaire reste indispensable pour…

apiculteur à coté d'un essain
L’apiculteur qui danse avec les abeilles et les saisons

Gilles Morello, 54 ans, est un homme de défis. Éleveur de vaches Salers en Gaec à Puy-Morel avec son fils Pierredepuis 1995,…

Les cultures de maïs consommation et semence ont souffert davantage des fortes chaleurs que du manque d'eau avec une grosse problématique de fécondation.
La production de maïs semoulier en chute libre en Auvergne, Limagrain contraint aux importations

La filière maïs en Limagne est face à un défi historique. Pour Limagrain, 2026 s'annonce d'ores et déjà comme une année noire,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière