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Actualités et nouveautés à la veille de l’ouverture

Dimanche 8 septembre s’ouvre la saison de chasse 2019-2020 sur fond de réforme, de sécheresse et de chasse-bashing.

La saison de chasse s’ouvre sur de nombreuses nouveautés à commencer par la réduction du tarif du permis de chasser.
La saison de chasse s’ouvre sur de nombreuses nouveautés à commencer par la réduction du tarif du permis de chasser.
© Adobe Stock

La saison de chasse qui s’ouvre ces jours-ci est pleine de nouveautés. A commencer par le prix du permis de chasser. Il est désormais possible de chasser sur l’ensemble du territoire français moyennant seulement 205€ contre 400€ auparavant. De quoi selon Dominique Busson, président de la fédération départementale des chasseurs du Puy-de-Dôme : «permettre de démocratiser la et les pratiques pour les chasseurs». Cette année encore, ils sont environ 12 500 à parcourir les prairies et forêts puydômoises à la recherche de gibiers.

Autre nouveauté de taille, la mise en place d’une application mobile permettant d’actualiser en temps réel les prélèvements des espèces chassables en diminution telles que la tourterelle des champs.

 

Le gibier résiste à la sécheresse

La surprise de cette saison est l’augmentation des populations de grands et petits gibiers malgré la sécheresse. «Nous craignions une baisse de la reproduction mais ça n’a pas été le cas. Seuls les gibiers d’eau ont souffert». Le lièvre revient en Limagne ainsi que le petit gibier à plumes dont le manque de pluie a été favorable à la croissance des oisillons. Néanmoins, l’œil expert de Dominique Busson promet : «une chasse difficile cette année car avec la sécheresse la trace olfactive des animaux est moins prégnante».

Malgré la chaleur tenace, le premier jour d’ouverture de la chasse est vivement attendu. «Que l’on ait 16 ou 80 ans, ce jour là est toujours une joie, une impatience… Même les chiens, restés plusieurs mois sans chasser, ont hâte d’y retourner».

Les prélèvements attribués ont peu changé. Cette saison, les chasseurs puydômois pourront abattre jusqu’à 8 000 chevreuils, 257 cerfs, 187 mouflons, 74 chamois et 5 000 sangliers. Le porcin a d’ailleurs fait l’objet cette année encore d’une chasse prolongée. Entre le 1er juin et le 15 août pas moins d’une centaine d’animaux ont été abattus notamment sur les secteurs de Thiers, Lezoux et les Combrailles-ouest. «Les chasseurs ont redoublé de vigilance cette année. Avec la sécheresse, la situation des agriculteurs est extrêmement délicate. Il ne s’agissait pas que les sangliers viennent retourner les prairies en plus !» Hormis ces actions, les chasseurs ont également installé en partenariat avec les agriculteurs des clôtures à des points stratégiques et effectué plusieurs agrainages dissuasifs.

« Attention chasse en cours »

Randonneurs, vététistes, cavaliers et bien d’autres devront donc à partir de dimanche composer de nouveau avec les chasseurs. Pourtant, leur loisir est l’un des rares à participer activement à la préservation de biodiversité par la gestion des populations faunistiques. Autrefois largement pratiquée, la chasse est désormais à un virage générationnel. Les jeunes ne sont pas inexistants mais se font rares. Néanmoins, ce ralentissement dans le renouvellement des générations inquiète moins le président de la FDC63 que les répercussions du «chasse-bashing» actuel. «Les gens ne connaissent plus la chasse et son rôle. Ils ne voient que ce que nos détracteurs leur montrent. Nous avons les mêmes ennemis que l’agriculture en fin de compte.» Végans, antispécistes, animalistes… Quel que soit leur nom, ils ont aussi pris à partie les chasseurs véhiculant selon Dominique Busson : «des idées fausses ». Par voie de conséquences, le public est « devenu intolérant».

A cela s’ajoute également la multiplication des autres activités de loisirs en pleine nature notamment dans les monts Dômes. «Au point que certaines sociétés de chasse ne chassent plus le dimanche ! La cohabitation devient difficile».

Un permis spécial agriculteur

Les collaborations avec le monde agricole ne s’arrêtent pas là. Prochainement, la fédération de la chasse en partenariat avec les agriculteurs et les communes prévoit de replanter plusieurs kilomètres de haies. Surtout, la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme et la fédération rouvrent la formation au permis de chasser spéciale agriculteur*. En 2018, plus d’une vingtaine de professionnels ont profité de cette session prise en charge à hauteur de 2/3 par les deux organisateurs.

*Pour plus de renseignements et inscription contactez la FDC 63 au 04.73.74.63.50.

Réaction

David Chauve, président de la Fnsea63

A défaut de réelle volonté de régler le problème de fond que représente les dégâts sangliers, il est indispensable que la pose de clôture de protection se fasse de manière beaucoup plus dynamique et ne soit pas que des engagements et des paroles en l'air de la part des chasseurs: les agriculteurs sont victimes de ce fléau et ont surtout autre chose à faire...

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